Les ailes de l’ange de Jenny Wingfield

Écrit par Jenny Wingfield • Paru en 2010

447 pages

Swan, enfant espiègle et malicieuse a onze ans. Depuis que son père, prédicateur a perdu sa congrégation, la famille s’est installée chez la grand-mère, Calla Moses. D’une honnêteté inébranlable, les Moses n’éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballanger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouie.
Quand le petit Blade Ballanger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?

Dans l’Arkansas des années cinquante, deux enfants se révoltent contre la cruauté du monde adulte : Un roman poignant et bouleversant sur les liens familiaux, la perte de l’innocence et la force de l’amitié…

« Les Ailes de l’Ange » est le premier roman de Jenny Wingfield. Un titre de roman qui prend toute son ampleur à la fin de l’histoire, celle d’une petite fille prénommée Swan. Son père n’ayant pas de congrégation cette année, la famille constituée de Willadee, de Samuel et de leurs enfants se rend donc chez grand-mère Calla en attendant de trouver une solution. Mais entre une épicerie le jour et un bar la nuit dans la même maison, la vie de la famille n’est pas de tout repos. Surtout celle de Swan, car un soir en se promenant elle se rend par hasard chez ses voisins où elle rencontre le jeune Blade. Cette rencontre marquera le début d’un parcourt semé d’embuches pour Swan comme pour toute sa famille.

Dans un premier temps j’ai trouvé que le début du roman était assez surprenant, si on oublie la quatrième de couverture, on s’attend à une nouvelle vie tranquille dans la ferme des Moses pour la famille de Swan. Cette impression reste pendant un certain moment, nous laissant le temps de nous imprégner de l’histoire et de ses personnages. J’ai bien aimé ce début de roman qui commence en douceur, on lis sans se poser de questions jusqu’au moment où Swan rencontre Blade. On éprouve tout de suite une grande compassion pour le jeune garçon et une haine tenace pour son père Ras Ballenger qui maltraite aussi bien sa famille que les animaux sur lesquels il est censé veiller.

A ce moment précis on sent que l’histoire peut réellement commencer et même si on s’attend à des péripéties, je peux dire que j’ai été réellement surprise par leur diversité. L’Histoire est en quelque sorte un liens entre plusieurs évènements qui forment à eux seuls de petites histoires qui contribuent à celle du roman. Un livre donc très varié qui ne se ferme pas seulement sur l’intrigue principale ce qui est très appréciable car c’est un livre assez sombre parlant de la maltraitance des enfants, un sujet qui n’est pas anodin.

Ainsi grâce à ce choix de l’auteure de ne pas être toujours axé sur le coté obscur de l’histoire, le livre est adouci et moins dur à lire, car finalement, bien que la trame principale repose sur quelque chose de très cruel, voir inhumain, le livre est agréable à lire car il nous montre aussi que dans la vie il y a aussi de la solidarité et que celle-ci doit nous aider à tenir dans les moments difficiles.
Ce que j’ai beaucoup apprécié dans le livre c’est que tous les personnages sont importants et qu’aucun d’eux n’est plus mis en avant que les autres. Chacun à un rôle bien précis dans l’histoire et un caractère bien à lui.

Swan est évidement mon personnage préféré mais ce n’est pas parce que c’est son histoire étant donné qu’il n’y a pas de différence d’importance entre les personnages. En fait, c’est parce que sa personnalité évolue tout au long du livre que je me suis énormément attachée à elle. Elle passe de l’innocence à la prise de conscience que la cruauté existe, le jour où elle découvre Blade mais son caractère se forgera bien plus que ça tout au long de l’histoire, c’est une jeune fille très touchante et pleine de joie de vivre qui se trouve confronté à l’horreur du comportement de Ras envers son fils Blade. Malgré sa peur de cet être abjecte, elle ne lâchera jamais les bras pour tenter d’aider son nouvel ami.

Les dernières dizaines de pages du roman m’ont beaucoup surprise et je dois bien admettre que je ne m’attendait pas à ce qui c’est passé, c’est vrai qu’a un moment on s’attendait presque à une fin tranquille mais il n’en ai rien, la fin est à la hauteur de l’histoire, à la fois forte en émotions et en valeurs et toujours avec une partie de malheur. La fin nous montre beaucoup de choses que je ne peux vous dévoiler sans casser le suspense de l’histoire mais je peux tout de même dire qu’elle nous montre que dans certaines situations, les grandes personnes peuvent changer quand la vie de quelqu’un qui leur est cher est en danger.

En bref, je recommande ce livre qui fait un peu penser à un témoignage, à ceux qui aime ce genre littéraire mais aussi à tous ceux qui ont envie de voir ce qu’il y a de bons dans la vie malgré les épreuves qu’elle nous fait subir. Qu’il faut profiter de celle-ci avant qu’elle ne vous prenne par surprise car à tout moment les choses peuvent changer et nous brûler les ailes. Un roman plein d’émotions qui malgré un début calme n’est pas du tout simpliste voir plat, bien au contraire …

 bonne-lecture

Altaveran d’Alexandra Rossi

Écrit par Alexandra Rossi • Paru en Février 2011

702 pages

Altaveran, épée mythique à l’origine du conflit ayant opposé Elfes Sombres et Elfes Lumières des contrées de Sarda, confère à son détenteur d’immenses pouvoirs. Reyan Teneri, jeune Elfe hybride et ambitieux, rêve de s’en emparer alors qu’elle semblait perdue à jamais. Mais il est loin de se douter que détenir une telle lame lui réservera bien des épreuves qui le mèneront sur le chemin d’une destinée insoupçonnée… Entre batailles, trèves, pièges, rebondissements, amour et magie, Altaveran fera vivre à Reyan des aventures hors du commun !

« Altaveran, les cinq protecteurs » d’Alexandra Rossi est l’intégrale de l’œuvre du même nom. L’histoire se concentre principalement sur Reyan Teneri, un elfe de la région de Sarda. Il n’est pas comme les autres car il est né de l’union d’une Elfe de Lumière et d’un Elfe Sombre, ce qui fait de lui un hybride et le dernier des Noryas. Sa différence et surtout son ambition vont le mener à chercher plus que tout une épée mythique, dont personne n’est plus vraiment certain qu’elle a existé : L’épée de l’étoile aussi appelée sous le nom d’Altaveran. Mais il ne se doutait pas que la possession de cette épée changerais le cours de son existence …

Tout d’abord, le récit se commence assez facilement, on a tout de suite les repères nécessaires pour ne pas se perdre dans l’histoire et dans les personnages. C’est un livre plein d’actions et de rebondissements et on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer dans la lecture. Ajouter à ça beaucoup de retournements de situation et à peine commencé, on a tout de suite envie de se plonger dans les quelques 600 pages du romans. J’ai vraiment adoré le début de l’histoire qui mêle assez bien les histoires d’amour, d’aventure et de magie mais malgré ça, j’ai été déçue par la suite du livre qui m’était pourtant apparu au départ comme très prometteur.

Au début de l’histoire, j’avais trouvé que Reyan réussissait trop facilement et rapidement à s’emparer d’Altaveran alors qu’elle était dénommée mythique et imprenable, car de nombreux elfes avaient péris pour la trouver, mais je n’en avait pas tenu rigueur puisque à ce moment là c’était le seul point noir qui m’était apparu. Par contre, arrivé peu après le milieu du roman je me suis vite lassée de toutes ces actions qui devenaient beaucoup trop prévisibles à mon goût. De plus, l’arrogance de Reyan et son fort caractère deviennent vite pesants.

Au contraire, les autres personnages étaient assez touchants, surtout Mya et Alear, alors j’ai quand même continué ma lecture dans l’espoir d’y voir une fin qui me ferait oublier tous ces mauvais points, mais voila une fois encore j’ai été déçue. Je me suis plus attachée aux personnages secondaires qu’a Reyan et surtout, la fin ne m’a pas vraiment éclairée mais plutôt embrouillée, car j’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver et à comprendre ce soudain changement dans la vie de Reyan. Je précise aussi qu’on retrouve beaucoup de fautes de syntaxes dans le livre ce qui fait qu’on est parfois obligé de relire plusieurs fois une phrase pour la comprendre et finalement se rendre compte qu’il manque un mot de liaison ou qu’un « me » remplace un « le », c’est donc un nouveau point négatif qui vient s’ajouter à la liste.

Pour relativiser ce bilan négatif je vais bien-sur citer les quelques points qui m’ont plus dans la deuxième moitié du livre. Tout d’abord les horizons s’élargissent puisqu’on ne se trouve plus uniquement à Sarda mais aussi dans d’autres régions du monde et malgré son égoïsme et sa personnalité parfois agaçante, Reyan reste quand même fidèle à ses amis tout au long du livre.

Pour conclure, c’est donc un livre qui a bien commencé mais qui n’a pas su me convaincre tout au long de la lecture. En bref, j’avais placé beaucoup d’espoirs dans ce roman, vu les bonnes critiques lues sur le net mais je n’ai pas été conquise à mon tour par l’histoire. Face à ma lecture je serais tentée de ne pas vous le conseiller mais comme je l’ai déjà dit, j’ai lu de très bonnes critiques dessus, alors je préfère vous dire de vous fier à votre « instinct littéraire » en lisant aussi une critique positive pour faire votre choix.

Deception