Le Béton qui Coule dans nos Veines de Laurence Schaack et Goulven Hamel

Écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel • Paru en 2012

238 pages

1981, New York. Prince G, jeune graffeur au talent fou, s’engouffre dans un souterrain du métro avec ses bombes de peinture. Quelques instants plus tard, il meurt, renversé par une rame de metro. La police conclut au suicide. Mais, dix ans après, ses amis ne comprennent toujours pas les raisons de sa mort. Il est l’heure pour chacun de découvrir la vérité …

« Le Béton qui Coule dans nos Veines » est l’un des titres de la collection Backstage des Editions Nathan, écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel. Cette collection a pour thème les histoires en rapport avec la musique. Dans ce livre, le hip-hop est mis à l’honneur via l’histoire de Prince G, grapheur qui meurt dans un accident alors qu’il était en train de taguer sa dernière œuvre dans le tunnel d’un métro. Le livre nous raconte son histoire et plus particulièrement le vécu de ses amis quand, dix ans après sa mort, les souvenirs resurgissent …

Ce tome de la série dont je précise que les livres peuvent être lus totalement indépendamment les uns des autres est toujours aussi intéressant que ma précédente lecture de la série : « Au Nom du Père, du Fils et de John Lennon ». Cependant, dans celui-ci j’ai trouvé que la lecture était moins tournée sur des personnages qui ont existés, bien que des personnages réels soient inclus à l’histoire, comme ils sont moins connu de tous que les Beatles, on a l’impression que l’histoire est moins authentique et plus personnelle. En ce qui me concerne, ça ne m’a pas du tout dérangé, au contraire, puisque à la fin du livre, dans la partie « Pour en Savoir Plus » nous apprenons à mieux connaitre ces personnages qui n’étaient pas fictifs.

J’ai beaucoup aimé la façon dont à été écrit le livre. Je m’attendais à la même forme que le dernier tome que j’avais lu mais ce n’est pas du tout le cas. On voit que les auteurs on voulu varier les livres de leur série, ce qui pour moi est un gros point positif. En effet, dans ce tome, le personnage principal meurt au bout de seulement quelques pages et pourtant il reste présent tout au long de l’histoire. Il revit en quelque sorte à travers ses amis, sa famille, des gens qu’il a croisés dans sa vie …

C’est une histoire de la rue mais aussi une histoire mélancolique, elle nous montre que derrière ces tagueurs que certains haïssent, il y a des personnes dont la vie n’a pas toujours été rose. Le roman nous exprime, comment, après la mort, nous restons vivants dans le cœur de ceux qui ont croisé notre chemin. C’est un livre qui est, contrairement à ce qu’on pourrais croire, basé sur beaucoup d’émotions et de sentiments : le regret, la honte, la peur, le manque, la peine mais aussi la naissance et le bonheur d’une vie qui ne s’arrête pas mais qui continue malgré la perte d’un être cher.

Si il y a deux personnages qui m’ont marqués, ce sont Queen Divine et DJ Wild Blood. L’une était la moitié de Prince G et m’a beaucoup touchée, l’autre est un de ses amis qui nous montre à travers son bonheur nouveau et sa réussite que tout est possible. Les personnages de ce livre sont tous très agréable à « écouter ». Le seul souci que j’ai rencontré, c’est que je me mélangeai les pinceaux entre leurs pseudonymes assez spéciaux : D2B, 2Pac, DJ Wild Blood, Prince G … parfois même on avait leur vrai prénom ce qui m’embrouillais encore plus mais au final je m’en suis pas mal sortie. Ça n’a pas endommagé m’a compréhension.

Ce livre n’est pas vraiment constitué d’une intrigue à part entière, elle est assez implicite et c’est à la fin qu’on s’en rend vraiment compte. Là, on découvre le pourquoi du comment de toute l’histoire. Je n’aurais jamais imaginé ce qui nous ai révélé à la fin du livre, ce qui m’a beaucoup déroutée (mais positivement).

Pour finir, je souhaitais encore une fois féliciter les auteurs pour ces livres d’un genre nouveau et pour toute cette dernière partie du roman qui est une vraie mine d’informations. Mais je n’oublie pas de remercier également l’illustrateur pour les dessins qui rendent cette partie beaucoup plus attrayante.

En conclusion, ce second opus de la collection Backstage ne m’a pas déçue. J’ai même été agréablement surprise par la diversité entre les deux livres que j’ai lus de cette collection. Encore une fois, ce livre reste ludique et la forme valorise très bien son contenu.bonne-lecture

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

Le Briseur d’Ames de Sebastian Fitzek

Écrit par Sebastian Fitzek • Paru en 2012

267 pages

Un psychopathe sévit dans les environs de Berlin. Lorsque la police retrouve ses victimes, ces dernières sont vivantes, n’ont subi aucun sévice, mais se trouvent prostrées dans un état végétatif, psychologiquement anéanties, comme privées de conscience…
D’où le surnom que lui a donné la presse : le briseur d’âmes. Quelles tortures mentales a-t-il infligé à ses proies ? Et pourquoi laisse-t-il dans leur main une phrase énigmatique ?
Caspar, un amnésique d’une quarantaine d’années interné dans une clinique psychiatrique de luxe, n’aurait jamais imaginé croiser le chemin du psychopathe.
Et pourtant, en cette veille de Noël, alors qu’au-dehors une tempête de neige fait rage, lui, le personnel médical et quelques patients se ret rouvent enfermés dans la clinique, coupés du monde… avec le briseur d’âmes. Et, cette fois, il tue !

« Le Briseur d’Ames » est un thriller écrit par Sebastian Fitzek et publié aux éditions l’Archipel. L’histoire se déroule dans une clinique spécialisée et est raconté par un amnésique. Comme il ne se rappelle pas de son nom, le personnel l’a surnommé Caspar. Cette même clinique est d’ailleurs le témoin d’un drame. Un psychopathe qui sévit depuis déjà quelques temps aux alentours de Berlin, surnommé le Briseur d’Ames, à réussit à infiltrer la clinique. Les patients et le personnel se retrouvent enfermés avec ce malade, ils sont en danger de mort …

Je ne suis pas une habituée des thrillers mais quand j’ai vu la couverture et que j’ai lu le résumé, je n’ai pas hésité, j’ai accepté de le chroniquer pour la maison d’édition. Il fallait que je le lise ! Le suspense commence dès la lecture de ces quelques lignes et la couverture, plus qu’intrigante y est aussi pour beaucoup.

Le début de ma lecture m’a énormément interpellée. En haut du premier chapitre, il est écrit « 71 jours avant la Peur ». Tout de suite, mon esprit est complètement sans dessus dessous. Qu’est-ce que la Peur signifie ? J’en ai aussitôt des frissons à la lecture des premières pages du roman. Puis l’incompréhension s’installe jusqu’à ce qu’on passe à une autre période « Aujourd’hui ». On est encore dans l’incompréhension du premier « chapitre » quand ce changement de cadre spatio-temporel intervient. En effet, nous comprenons que nous avons dans les mains LE dossier médical que des étudiants s’apprêtent à lire pour une expérience psychologique qui apparait dangereuse. A ce moment précis, l’adrénaline commence à monter. On se pose tout un tas de questions : Comment ? Pourquoi ? Qui ? Et dès ce moment là, j’ai su que je n’arriverais pas à décrocher de ma lecture…

En un mot, ce livre est palpitant ! L’intrigue est juste incroyablement bien ficelée. A aucun moment on ne peut se douter du dénouement et pourtant à la fin, on se rend compte qu’il y avait des indices très bien cachés dans le livre. Le suspense, n’en parlons même pas, encore une fois un énorme point positif puisque le livre vous tient en haleine tout au long de l’histoire. Pour tout vous dire je l’ai lu en seulement deux « fois » et pendant une période très rapprochée de 48h !

Les personnages tiennent une part très importante dans le roman et chacun à son rôle à jouer dans le récit. Pour éviter de spoiler le livre, je vais donc éviter de trop m’exprimer sur eux. Caspar tout d’abord, c’est un personnage à qui on s’attache beaucoup, premièrement car il s’agit du narrateur de l’histoire mais aussi car son amnésie le rend vulnérable. Il ne sait pas son nom, s’il a de la famille, où il habite, en résumé il ne se rappelle de rien. Sophia, son médecin, se rapproche beaucoup de ce patient et essaye à tout prix de l’aider même si elle doit parfois désobéir au directeur de la clinique qui ne veux pas aller trop vite avec ce patient fragile. Mais ce ne sont pas les seuls personnages, il y a le concierge, une autre infirmières, des patients … Ils sont nombreux, ce qui rend le livre très panaché, un gros point fort qui n’a pas du faciliter le travail de l’auteur pour tous les incorporer dans l’intrigue.

Le style de l’auteur est vraiment très prenant. J’avoue qu’à des moments j’ai vraiment eu plus que des frissons, j’avais la chair de poule et même surtout à la fin, j’étais complètement effrayée. L’auteur nous fait très bien ressentir les émotions des personnages, si bien que nous aussi nous sommes dans le doute, nous avons peur avec eux et surtout avec Caspar, le narrateur.

Mon moment préféré à sans aucun doute été la fin de l’histoire et son dénouement. C’est la que les presque 300 pages du roman se révèlent réellement. La façon dont l’auteur à su traiter cette fin est incroyablement réussie et toutes mes questions ont trouvé des réponses. Même après la dernière ligne, j’étais toute chamboulée par ce que je venais de lire, il m’a fallu un certain temps pour décrocher … Comme l’auteur à pris soin d’écrire en se documentant sur la psychologie, tout nous parait plus que réel, c’est pour ça qu’on a du mal à sortir du livre. Sebastian Fitzek nous laisse d’ailleurs une dernière énigme à la fin de l’histoire que je n’ai toujours pas réussis à résoudre bien qu’il nous donne un indice.

Pour conclure, ce livre à tous les atouts d’un bon triller. Action, intrigue, émotions : tout est traité à merveille pour rendre ce livre passionnant. Le style de l’auteur est fait pour ce genre littéraire ! Je le recommande à tous, c’est un livre à lire, que vous aimiez les thrillers ou non. La preuve, je ne suis pas une amatrice du genre et pourtant, c’est un coup de cœur incontestable.

Coup de coeur

Je remercie les Éditions l’Archipel pour cette époustouflante découverte !

Portrait d’un Starter de Lissa Price

Écrit par Lissa Price • Paru en 2012

25 pages

Une nouvelle exclusive pour découvrir l’univers de la série événement STARTERS, la nouvelle étoile noire de la dystopie. Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders.

« Portrait d’un Starter » est en quelque sorte une nouvelle qui introduit le roman Starters de Lissa Price qui sera publié le 15 mars prochain dans la collection R des éditions Robert Laffont.

Dans cette nouvelle, nous rencontrons deux personnages qui, je présume, auront un rôle important dans le roman : il s’agit de Callie et de Michael, le narrateur.

J’ai beaucoup aimé ce petit avant gout. Il nous plonge dans l’univers du livre. Une ville bizarre, des personnages qui se nomment Starters et d’autres qui sont apparemment des Enders. Rien ne nous est vraiment révélé, on découvre tout de suite qu’il y a quelque chose qui cloche, en rapport avec un bâtiment : « les bureaux de Prime Destinations ». Cette nouvelle laisse beaucoup de suspense et de non-dit, nous donnant énormément envie de lire le livre !

Si vous prévoyez de l’acheter à sa sortie, lisez cette nouvelle avant, je trouve que c’est un bon moyen d’introduire le roman. C’est un avant-gout très alléchant !

La nouvelle est disponible en livre numérique gratuitement.

Au nom du Père, du Fils et de John Lennon de Laurence Schaack et Goulven Hamel

Écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel • Paru en février 2012

232 pages

Cornélius Caine, jeune aristocrate anglais bègue et névrosé, s’enfuit de son collège archi snob pour plonger dans la folie du « swinging London » des années 1960.
Fou amoureux de sa cousine Mélanie Sacher aussi jolie que délurée, il fréquente grâce à elle les stars du moment et les soirées branchées. Dans ce milieu interlope et extraverti, Cornélius passe pour un nigaud silencieux.
Et personne ne fait le lien entre lui et « Mephisto », le mystérieux chroniqueur qui raconte chaque semaine dans un célèbre quotidien, les folies de la vie nocturne et les coulisses de la scène pop…

« Au nom du Père du Fils et de John Lennon » est l’un des titres de la collection Backstage des Editions Nathan, écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel. Cette collection a pour thème les histoires en rapport avec la musique. Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Cornelius, un jeune homme vivant au Royaume Unis à l’époque des Sixties. Vous l’aurez donc certainement deviné, la Pop est le courant musical central du roman, ainsi que le groupe des Beatles.

Le roman possède cinq narrateurs qui racontent l’histoire à tour de rôle, parfois ils rapportent les mêmes évènements mais sous un point de vue différents mais la plupart du temps c’est plutôt linéaire. L’histoire se suit et chaque narrateur succède aux autres pour continuer le récit et ainsi de suite. J’ai beaucoup aimé cette façon de raconter l’histoire qui la rend plus variée et moins monotone. Je ne me suis jamais perdue dans les narrateurs car à chaque fois que celui-ci changeait, son prénom était écrit au dessus du texte.

Les cinq narrateurs sont donc les cinq personnages principaux. Il s’agit de Cornelius, de Theodora, sa grand-mère, d’Alice sa cousine, de Sally la meilleure amie et colocataire de sa cousine et de Chris, un jeune homme que rencontre Cornelius dans le premier chapitre et qui devient son ami.

Cornelius, le personnage central du roman est un jeune aristocrate qui au début du roman est scolarisé à Wellingborought dans un lycée privé très strict. Après avoir appris le décès de son père, il décide de ne pas y retourner et de vivre sa vie à Londres, en s’installant chez sa cousine. C’est un beau jeune homme mais il a un problème, il est bègue et ne peut donc pas aligner trois mots sans butter dessus. Les seuls moments où son problème disparait, c’est quand il chante. C’est d’ailleurs un grand fan des Beatles et de leur pop music.

Je me suis attaché à son caractère simple qui par moment devient rebelle. Son « handicap » le rend très peu sûr de lui. Il dit toujours qu’il n’est capable de rien car il se sous estime beaucoup. Il évolue énormément tout au long du roman et les personnes qui l’entourent n’y sont pas pour rien. Entre une grand-mère assez déjantée et sa cousine et sa colocataire, deux filles fun qui mènent la grande vie à Soho, sa vie est bien remplie et c’est sans compter sur sa passion pour le groupe des Beatles et en particulier John Lennon. Il aura d’ailleurs l’occasion de le connaitre dans le roman. Une rencontre qui va engendrer de nombreuses péripéties pour changer la vie de notre personnage principal.

L’histoire est somme toute assez basique, il n’y a pas vraiment d’intrigue ni de suspense. On vit juste la vie de Cornelius et les différentes aventures qu’elle lui réserve. J’ai trouvé que c’est un peu ce qui manquait à l’histoire, même si elle n’est pas plate, quelques moments de suspense auraient été les bienvenus.  J’ai adoré la fin, on doute presque que ce livre soit une fiction tellement les choses qui ont existé sont liées à notre personnage principal.

J’ai apprécié que le livre contienne des personnages réels, tel que Brian Epstein, le manager et agent des Beatles ou Neil Aspinall leur assistant. A la fin du roman, il y a une partie explicative qui nous précise les personnages réels pour les distinguer de ceux qui sont fictifs.

Pour finir sur cette dernière partie du livre, je l’ai trouvée très instructive. Elle complète très bien notre lecture avec une frise chronologique nous montrant les principaux évènements dans la carrière des Beatles allié à des faits « historiques ». Il y a aussi le descriptif des personnages réels du livre ainsi qu’une partie sur « Qu’est-ce que la Pop Music ? » et tout un tas d’autres petites infos utiles à notre culture générale.

En conclusion, c’est un livre sympathique à lire : complet et instructif. J’ai passé de bons moments en la compagnie de ce roman même si à mon gout il a manqué un petit quelque chose pour le rendre génial. Je retiens essentiellement le coté positif du livre qui compense le reste. Backstage est une collection qui promet de belles découvertes musicales et littéraires. J’ai hâte de découvrir un autre titre de la collection « Le Béton qui coule dans nos veines. ».

Coup de coeur

 Je remercie encore les Édition Nathan pour leur confiance.

La Peau des Rêves Tome 2 : Nuit Brulée de Charlotte Bousquet

Écrit par Charlotte Bousquet • Paru en Février 2012

235 pages

« Si je te revois, je te tue »

Pour avoir protégé Axel de ses frères d’armes, Cléo est condamnée à l’éxil. Recueillie et soignée par les Chimères, la jeune fille découvre, malgré le soutien de Lyn sa jumelle, un monde dont elle se sent exclue. par certains hybrides, qui voient en elle une menace. par celui dont elle a sauvé la vie.

Et puis, il y a les cauchemards, toujours plus violents, plus réels. Qui sont les véritables meurtriers de ses parents ? Déterminée à découvrir la vérité, Cléo, accompagnée d’Axel qu’elle aime sans espoir de retour, se risque sur une dernière piste. Une piste d’encre et de flammes…

« Nuit Brulée » de Charlotte Bousquet est le second tome de la série La Peau des Rêves publiée aux éditions L’archipel dans la collection Galapagos. Nous y retrouvons Najma encore prisonnière du clan d’Itzan qui continue de nous conter l’histoire de Cléo. Celle-ci, après avoir trahis son clan en voulant aider Axel, s’en va vivre avec Lyn et lui parmi les Chimères pour découvrir la vérité sur leur tatouage. Une vérité qui une fois découverte, va la bouleverser …

Dans ce deuxième tome, le lecteur ne peut que se plonger totalement dans l’histoire. Il s’agit de la suite de la précédente donc tout nous parait simple et naturel. Nous retrouvons les personnages du premier tome mais dans un contexte différent puisque nous sommes maintenant dans le clan des Chimères. On pourrait être déstabilisé par ce changement de situation mais pas du tout, l’auteur réussis à nous guider dès les premiers chapitres pour que tout reste spontané. C’est la première chose qui m’a plus dans ce second tome. Le fait de se sentir tout de suite à l’aise dans l’histoire et de réussir à rester plongé dedans.

Je me suis doublement attaché aux personnages dans ce second tome mais je me suis aussi détaché de certains, en découvrant un peu plus l’intrigue. Axel qui me paraissait encore très mystérieux dans le tome précédant se dévoile peu à peu. Je me suis attaché à son passé difficile et à son amour sans faille envers Lyn, sa sœur adoptive. Lyn à quant à elle très bon cœur, on la sent très proche de Cléo. C’est une personne ouverte et fidèle à ses amis. Elle ne réagit pas aux « attaques » de certaines Chimères envers Cléo qui ne l’acceptent pas à cause de sa différence. Le plus important pour elle est qu’elles soient à présent réunies.

J’ai pleinement ressentis la complémentarité des sœurs jumelles et la beauté de leurs sentiments l’une envers l’autre. On ressent la sincérité de cette relation fusionnelle qui les unit. Ce livre m’a beaucoup ému pour ça mais aussi car il nous révèle des événements qu’on n’aurait pas pu imaginer aussi tragiques dans le premier tome. Ce livre est aussi poignant qu’émouvant. J’ai adoré la façon donc les sentiments ont été traités par l’auteur, tout nous parait tellement réel que ça rend le livre authentique.

Cléo reste toujours aussi déterminée dans sa recherche de la vérité mais cette fois-ci quelque chose d’autre la préoccupe. Elle est tombée amoureuse d’Axel et il ne lui montre pas d’amitié en retour. Il l’a tolère car elle est la jumelle de Lyn, un point c’est tout. Bien qu’elle fasse des efforts, il ne la voit que comme une simple Norms. Seulement voila, ressentir sa présence et son indifférence est très difficile pour Cléo qui éprouve un amour profond envers lui, contrairement à ce qu’elle croyait ressentir pour Tybalt.

J’ai dévoré ce second tome comme jamais je n’ai dévoré un livre. En 24h, je l’avais terminé. C’est bien simple, je n’arrivais pas à me stopper, si bien qu’avant de refermer le livre pour la première fois j’avais déjà lu plus de la moitié du roman ! J’étais tellement dans l’histoire que je ne pensais à rien d’autres, tout ce qui était autour de moi disparaissait. L’intrigue est vraiment palpitante, pleine de rebondissements, de questionnements. C’est vraiment un livre qu’on prend beaucoup de plaisir à lire.  Il m’a transporté du début à la fin.

Et quelle fin ! L’histoire se fini en apothéose, l’action est présente, on doute, on ressent les sentiments de Cléo comme jamais et tout se déroule à cent à l’heure, on a l’impression de pas avoir le temps de reprendre notre souffle entre les actions. Tout est tendu et jusqu’au dernier moment on a peur pour elle. Après ma lecture, le seul mot qui m’est venu à la bouche est « Whaou ». Après avoir frôlé le coup de cœur pour le précédant tome, là c’est certain, j’ai totalement adoré !

Pour conclure, ce second tome vous tient du début à la fin, il m’a vraiment époustouflée. L’auteur à réussis à m’émouvoir, à m’inclure à l’histoire en me rapprochant davantage des personnages que dans le tome précédant. En bref, je n’ai ressentit que du positif et je n’ai décelé aucun défaut même minime. J’attends avec impatience le troisième tome. J’ai vraiment envie de savoir ce qu’il va se passer ensuite !
N’hésitez pas si cette série vous tente, car la Peau des Rêves vaut vraiment la peine d’être lue. Je la recommande à tous, vous ne pouvez qu’adorer ce chef d’œuvre.

Coup de coeur

Merci à la collection Galapagos pour ce partenariat.

La Peau des Rêves Tome 1 : Nuit Tatouée de Charlotte Bousquet

Écrit par Charlotte Bousquet • Paru en Octobre 2011

230 pages

Dans les ruines de la Sagrada Familia, Najma, une gitane aux pouvoirs mystérieux, est prisonnière du clan d’Itzan. Pour gagner du temps et retarder son exécution, elle utilise la magie de ses tatouages et raconte des histoires qui prennent vie. Mais qui est-elle ? Pourquoi usurpe-t-elle la place de la véritable cible, Ximena, la fille de l’ennemi juré d’Itzan et des siens ? Les chimères découvriront-elles sa supercherie ?

Tome 1 : Nuit tatouée

Installé dans un ancien théâtre en ruine, le clan du Passage règne sans partage sur le quartier et combat les chimères qui osent s’y aventurer. Cléo, adolescente ombrageuse, voit ses certitudes voler en éclats lors d’un affrontement avec un hybride qui porte sur son poignet untatouage qui lui est étrangement familier. Hantée par de terribles visions, Cléo n’aura de cesse de retrouver son mystérieux adversaire. Au cours de sa quête, elle devra affronter la haine, la trahison mais surtout son propre désir pour le ténébreux Axel, une chimère ailée …

« Nuit Tatouée » de Charlotte Bousquet est le Premier Tome de la série La peau des Rêves publiée aux Editions L’archipel dans la collection Galapagos. Nous y rencontrons Najma une femme à la peau tatouée, capturée par les Chimères d’Itzan. Une enfant-chat lui demande de raconter l’histoire d’un de ses tatouages : un dragon. Najma lui raconte alors la vie de Cléo, jeune orpheline recueillie par le Clan du Passage. Elle possède le même tatouage, et celui-ci va bouleverser son existence et ses croyances …

Le livre commence par une brève description des personnages, selon leur Clan, puis par un petit lexique, nous expliquant la signification de certains mots inventés par l’auteur pour le roman. Un avant-goût de l’histoire très pratique pour nous permettre de nous plonger dans le récit sans se poser de questions.

L’histoire débute par un prologue posant les bases de l’histoire, j’ai tout de suite adhéré à ce monde et à ses créatures étranges et hors du commun. Je l’ai trouvé vraiment époustouflant surtout les cinq dernières phrases qui nous donnent le ton de l’histoire à suivre. Puis vient la fin de ce chapitre introductif, l’histoire de Cléo peut enfin commencer.

Après un avant-gout aussi prometteur, je m’attendais à me plonger aisément dans le roman mais finalement ça n’a pas été aussi facile que je le pensais. Les premiers chapitres m’ont plu mais j’avais du mal à accrocher, j’étais un peu déçue car ma lecture avait tellement bien commencé que c’en était très déroutant. Je n’arrivais pas vraiment à me représenter tous les lieux, si différents de ceux qu’on connaît de nos jours et ça m’a un peu freinée dans ma lecture. J’étais donc encore plus motivée à lire ce roman, bien déterminée à retrouver l’engouement du prologue. Ma motivation à payé, au bout de quelques chapitres seulement, j’ai réussis à me replonger complètement dans l’histoire et à vite oublier ce petit incident de passage !

Avec l’habitude, j’ai donc réussis à visualiser les différents lieux du roman et à m’accrocher aux personnages et à l’intrigue. Charlotte Bousquet nous transporte dans une ville complètement détruite et ravagée par un énorme Cataclysme. Des lieux sombres pour une intrigue tout aussi étrange et hors du commun. Tout débute par ce tatouage que Cléo possède au bras, un dragon qui l’inquiète autant qu’il parait la réconforter dans certains moments. De nombreux hybrides sont représentés par les multiples clans rencontrés dans le roman. Des Chimères, des Mens, des Chaines Brisées, des Dégénérés etc. …

Ce roman est donc très diversifié par ses personnages et par une histoire peu commune. De gros atouts qui nous font vibrer jusqu’à la fin. En effet, le fait est que ce livre nous conte deux histoires en une seule. Celle de Najma, capturée par le clan d’Itzan et celle qu’elle leur raconte : l’histoire de Cléo qui prend le plus d’importance dans ce roman. On ne sais pas grand-chose sur Najma, à part qu’elle est conteuse et possède ce don par ses ancêtres. J’espère pouvoir la découvrir plus profondément dans les autres tomes pour connaitre mieux son histoire et celle de son don.

Cléo quant à elle est une jeune fille courageuse et intrépide qui prend soin de sa sœur Tania, sa plus grande confidente. Elle a été adopté par le clan car ses parents ont été tués par des Chimères quand elle n’était encore qu’une enfant. Elle se réfugie dans les livres tels que Cyrano, Dom Juan pour échapper au malaise qui la tient : depuis quelques temps et sa rencontre avec une Chimère, elle ne se sent plus à sa place dans ce clan qui l’a élevée dans la haine de cette autre race. Elle ne supporte plus non plus l’amour que Tybalt lui porte et le rapport de possession qu’il lui offre. Sa vie est toute chamboulée et ses parents adoptifs, Marcus et Dora, refusent de lui expliquer la signification de ce tatouage.

Il se passe donc tout un tas de choses dans ce roman mais ce que j’ai par-dessus tout adoré c’est la fin, on se pose énormément de questions, on est surpris, on se sent aussi perdu que Cléo, le suspense est juste à vous couper le souffle, je ne regrette pas d’avoir le deuxième tome sous la main, ça va m’éviter de me torturer l’esprit plus longtemps pour connaitre la suite !

Pour conclure, malgré un début un peu difficile, ce roman m’a complètement conquise. Le style de l’auteur est agréable à lire, son intrigue bien ficelée et le personnage de Cléo est très attachant. Ce n’est pas un coup de cœur mais ce n’en est vraiment pas loin et j’en attends beaucoup de ce second tome car maintenant que je suis rentrée dans l’histoire, je ne vais plus pouvoir décrocher.

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Je remercie donc les Éditions l’Archipel pour cette belle découverte !