Le Béton qui Coule dans nos Veines de Laurence Schaack et Goulven Hamel

Écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel • Paru en 2012

238 pages

1981, New York. Prince G, jeune graffeur au talent fou, s’engouffre dans un souterrain du métro avec ses bombes de peinture. Quelques instants plus tard, il meurt, renversé par une rame de metro. La police conclut au suicide. Mais, dix ans après, ses amis ne comprennent toujours pas les raisons de sa mort. Il est l’heure pour chacun de découvrir la vérité …

« Le Béton qui Coule dans nos Veines » est l’un des titres de la collection Backstage des Editions Nathan, écrit par Laurence Schaack et Goulven Hamel. Cette collection a pour thème les histoires en rapport avec la musique. Dans ce livre, le hip-hop est mis à l’honneur via l’histoire de Prince G, grapheur qui meurt dans un accident alors qu’il était en train de taguer sa dernière œuvre dans le tunnel d’un métro. Le livre nous raconte son histoire et plus particulièrement le vécu de ses amis quand, dix ans après sa mort, les souvenirs resurgissent …

Ce tome de la série dont je précise que les livres peuvent être lus totalement indépendamment les uns des autres est toujours aussi intéressant que ma précédente lecture de la série : « Au Nom du Père, du Fils et de John Lennon ». Cependant, dans celui-ci j’ai trouvé que la lecture était moins tournée sur des personnages qui ont existés, bien que des personnages réels soient inclus à l’histoire, comme ils sont moins connu de tous que les Beatles, on a l’impression que l’histoire est moins authentique et plus personnelle. En ce qui me concerne, ça ne m’a pas du tout dérangé, au contraire, puisque à la fin du livre, dans la partie « Pour en Savoir Plus » nous apprenons à mieux connaitre ces personnages qui n’étaient pas fictifs.

J’ai beaucoup aimé la façon dont à été écrit le livre. Je m’attendais à la même forme que le dernier tome que j’avais lu mais ce n’est pas du tout le cas. On voit que les auteurs on voulu varier les livres de leur série, ce qui pour moi est un gros point positif. En effet, dans ce tome, le personnage principal meurt au bout de seulement quelques pages et pourtant il reste présent tout au long de l’histoire. Il revit en quelque sorte à travers ses amis, sa famille, des gens qu’il a croisés dans sa vie …

C’est une histoire de la rue mais aussi une histoire mélancolique, elle nous montre que derrière ces tagueurs que certains haïssent, il y a des personnes dont la vie n’a pas toujours été rose. Le roman nous exprime, comment, après la mort, nous restons vivants dans le cœur de ceux qui ont croisé notre chemin. C’est un livre qui est, contrairement à ce qu’on pourrais croire, basé sur beaucoup d’émotions et de sentiments : le regret, la honte, la peur, le manque, la peine mais aussi la naissance et le bonheur d’une vie qui ne s’arrête pas mais qui continue malgré la perte d’un être cher.

Si il y a deux personnages qui m’ont marqués, ce sont Queen Divine et DJ Wild Blood. L’une était la moitié de Prince G et m’a beaucoup touchée, l’autre est un de ses amis qui nous montre à travers son bonheur nouveau et sa réussite que tout est possible. Les personnages de ce livre sont tous très agréable à « écouter ». Le seul souci que j’ai rencontré, c’est que je me mélangeai les pinceaux entre leurs pseudonymes assez spéciaux : D2B, 2Pac, DJ Wild Blood, Prince G … parfois même on avait leur vrai prénom ce qui m’embrouillais encore plus mais au final je m’en suis pas mal sortie. Ça n’a pas endommagé m’a compréhension.

Ce livre n’est pas vraiment constitué d’une intrigue à part entière, elle est assez implicite et c’est à la fin qu’on s’en rend vraiment compte. Là, on découvre le pourquoi du comment de toute l’histoire. Je n’aurais jamais imaginé ce qui nous ai révélé à la fin du livre, ce qui m’a beaucoup déroutée (mais positivement).

Pour finir, je souhaitais encore une fois féliciter les auteurs pour ces livres d’un genre nouveau et pour toute cette dernière partie du roman qui est une vraie mine d’informations. Mais je n’oublie pas de remercier également l’illustrateur pour les dessins qui rendent cette partie beaucoup plus attrayante.

En conclusion, ce second opus de la collection Backstage ne m’a pas déçue. J’ai même été agréablement surprise par la diversité entre les deux livres que j’ai lus de cette collection. Encore une fois, ce livre reste ludique et la forme valorise très bien son contenu.bonne-lecture

Merci aux éditions Nathan pour ce partenariat.

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