Instinct Tome 2 de Vincent Villeminot

Écrit par Vincent Villeminot • Paru en Septembre 2011

330 pages

Institut de Lycanthropie, Alpes françaises. Six mois ont passé depuis la guerre contre les Chasseurs mais Tim est toujours hanté par sa culpabilité et les menaces n’ont pas pour autant disparu. Une drogue semble libérer les plus sombres instincts des anthropes, c’est alors que le Pr McIntyre disparaît.
Entre amour, haine et folie, Tim, Flora et Shariff vont bientôt plonger dans la noirceur de leurs pulsions animales.

« Instinct 2 » est le second tome de la trilogie écrite par Vincent Villeminot. Après les perturbations de la fin du premier tome, nous retrouvons nos trois personnages principaux à l’institut : Tim, Flora et Shariff. Or l’heure n’est pas à la tranquillité, l’institut est à nouveau en danger, des membres se sont fait tuer par un animal alors qu’ils étaient en dehors de l’institut. Les disparitions et les découvertes de corps deviennent beaucoup trop communes pour penser qu’il ne s’agit que d’un animal sauvage de passage …

Dans ce livre, j’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de l’auteur, que j’avais tant aimé dans le premier tome. Toujours aussi puissante, elle m’a encore une fois mené dans l’histoire de façon très profonde, nous guidant à travers les chapitres et l’intrigue.

L’intrigue de ce livre, même si elle suit la première puisqu’elle démarre juste après est toutefois assez indépendante. Certes on ne pourrait pas lire le second tome sans le premier pour des raisons de compréhension mais chaque livre possède une intrigue qui se termine à la fin de chaque tome, ce qui m’a permis de reprendre ma lecture sans aucuns soucis et je me suis replongé dedans très facilement.

L’histoire est tout autant captivante que la première, voir même plus et comme les bases de l’histoire ont été posées par le premier tome, tout démarre très vite. De plus, cette intrigue est beaucoup plus intense, de part les dangers qui sont beaucoup plus grands mais aussi car dans un premier temps, on ne sait pas de qui viennent les menaces, ce qui donne beaucoup de suspense. On suspecte quelque chose, puis avec certains indices ça se tourne vers quelqu’un puis vers quelqu’un d’autres et ainsi de suite jusqu’à la fin.

Les personnages, notamment Shariff, ont évolués et continuent à grandir dans ce tome. Il se rapproche beaucoup de McIntyre et prend de plus en plus sa place dans l’institut et auprès de ses amis. Flora et Tim quant à eux se rapprochent également beaucoup et je trouve leur relation très naturelle, elle fait très vrai et authentique, avec ses hauts et ses bas comme dans la réalité, ce qui m’a beaucoup plus.

Pour continuer sur les personnages, je les ai trouvé plus approfondi, dans ce tome on se rend encore plus compte à quel point leur passé peut fortement influer leurs réactions présentes. Ce que j’ai beaucoup aimé car je me suis encore plus rapprochée des personnages, resserrant les liens que j’avais créés avec eux dans le premier tome. J’espère que le troisième livre continuera dans ce sens !

Dans ce tome, l’intrigue est beaucoup plus touchante mais aussi très dure par moments. Les ressentis des différents personnages, notamment de Flora vers la fin du livre nous sont transmis à la perfection, nous faisant peur et angoisser autant qu’elle dans les moments difficiles.

J’ai vraiment adoré vibrer à l’unisson avec ce livre aux fils des pages et ce jusqu’à la fin.  J’ai aussi très hâte de découvrir pour la dernière fois ces trois personnages dans un ultime tome, dont j’attends beaucoup avec ces deux premiers tomes aussi géniaux !

Pour conclure, ce second tome tient les promesses du premier et nous laisse espérer une fin en apothéose. L’auteur à réussit encore une fois à me séduire par les mots dans cette histoires haute en actions et en péripéties. Le thème du roman est toujours aussi intéressant et nous dévoile dans ce tome d’autres facettes, le rendant d’autant plus intriguant. Si vous ne connaissez pas encore cette trilogie, qu’attendez-vous ? Vous ne regretterez pas cet achat et je vous le recommande milles fois alors n’hésitez plus.

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Merci aux Éditions Nathan pour ce Partenariat.

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de Pierre Thiry

Écrit par Pierre Thiry • Paru en Septembre 2011

68 pages

À cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…
Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…
Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. À cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

« Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines » est un conte pour enfants écrit par Pierre Thiry. Nous y rencontrons trois jeunes lapins, habitants de Montceau-les-Mines il y a de cela bien longtemps dans cette merveilleuse petite histoire. Trois jeunes lapins à qui il va arriver de nombreuses péripéties car ils ont un but amoureux commun.

Bien que je sois bientôt adulte, ce livre à su me transporter dans son petit univers. Étant bourguignonne, j’ai tout de suite acceptée la proposition de partenariat avec l’auteur, car je voulais connaitre ce que cette ville qui ne m’est pas inconnue pouvait bien inspirer, quelle histoire allait pouvoir en ressortir.

Le fait que les personnages soient des animaux et non des humains reflète bien le coté enfantin de l’histoire, et m’a un peu fait pensé à un petit dessin animé de mots. Nous rencontrons plusieurs espèces dans le livre, ce qui varie ce conte qui aurait été trop plat sans cette petite touche d’originalité. Cependant, j’ai trouvé un peu dommage qu’Arthur, Théobald et Justin ne soient pas plus présentés, plus approfondis. Certes, il s’agit d’un conte pour enfants, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut que les personnages soient trop simples.

Pour en venir à la forme, j’ai trouvé que les images étaient un peu trop enfantines et pas assez nombreuses. A mon gout, un livre pour enfant doit contenir beaucoup plus d’images, c’est la principale chose qui m’a manquée dans ce livre. A part cela, la taille des caractères est tout à fait adapté aux jeunes lecteurs, gros point positif car ce livre peut aussi bien être lu par un adulte à des enfants que lu directement par un enfant car il est tout a fait adapté et compréhensible sans avoir besoin de l’éclairage d’un adulte sur certains passages.

L’histoire quant à elle est assez agréable à découvrir et à aucun moment je m’imaginais cette fin et surtout le lien avec cette ville de Montceau-les-Mines qui est dévoilé à la fin. J’ai vraiment beaucoup aimé cette interprétation de l’auteur qui a su miser sur l’originalité du nom de la ville pour mon plus grand plaisir lors du dénouement.

L’histoire reprend la forme standard de n’importe quel conte, et est bien structurée. Le fait qu’il y est trois personnages principaux ajoute de la diversité et des situations supplémentaires, très appréciables. Seulement voila j’aurais aimé une dizaine de pages supplémentaires pour approfondir un peu plus l’histoire sans pour autant trop la rallonger, je pense qu’il aurait été possible de l’étoffer un peu.

Pour conclure, ce conte pour enfants est tout à fait adapté à ses lecteurs et peut également ravir les moins jeunes par une histoire simple mais poétique et amusante par moments. Ce fût une agréable lecture que je recommande aux plus jeunes mais également à leurs parents ou aux amateurs de contes pour enfants. Certes ce livre n’est pas parfait, de part ces quelques petits défauts mais on les pardonne vite avec une fin très réussie. Si le besoin de vous replonger dans l’innocence de l’enfance se fait sentir, ce conte pourrait bien vous ravir.

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Je remercie l’auteur pour ce partenariat.

Le Grimoire de Narantewé d’Alexandre Levine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Mai 2012

453 pages

Ancien contorsionniste et voleur, Kerèntsil mène une paisible et secrète existence quand il reçoit la visite d’Astarya. Cette immortelle, ex-reine du Tourpana venue vivre incognito dans sa cité, lui demande son aide. Le grimoire écrit par son frère Narantewé, contenant toutes ses insurpassables connaissances en magie, a été dérobé. Et s’il prenait la direction des belliqueux Pays d’Orient, l’équilibre du monde serait menacé. Kerèntsil accepte de commencer l’enquête, sans imaginer qu’elle le fera croiser aussi bien Tseag-hua, le plus inquiétant des tyrans orientaux, que Laraouña, la déesse de l’amour. Et sans imaginer à quel point les épreuves traversées le changeront.

« Le Grimoire de Narantewé » est un roman fantasy écrit par Alexandre Levine. Il s’agit en quelque sorte d’une suite des aventures de « le Mage de la Montagne d’Or » bien que les deux romans puissent se lire totalement indépendamment l’un de l’autre puisque chacun à une fin bien définie. Ce roman se déroule chronologiquement après « le Mage de la Montagne d’Or ». Nous y retrouvons certains des personnages principaux mais la nouveauté dans ce livre c’est qu’il est écrit à la première personne par un nouveau protagoniste prénommé Kerèntsil. C’est un ancien voleur qui vit maintenant dans le plus grand confort grâce à ces méfaits passés. Un jour, Astarya vient à lui pour lui demander si il accepte de l’aider elle et son frère Narantewé, à retrouver un Grimoire que ce dernier à lui-même écrit. Il renferme des centaines d’années de savoir magique et il serait dangereux qu’il tombe entre les mains des prêtres Orientaux qui sont en quête de l’immortalité. Kerèntsil accepte, sans se douter que cette grande aventure va changer sa vie.

Dans cette seconde lecture de l’auteur, j’ai retrouvé la plume enchanteresse et poétique que j’avais tant apprécié dans « le Mage de la Montagne d’Or ». Alexandre Levine a vraiment le don de vous transporter dans ses écrits de manière délicate et douce, tout en restant très naturel. Les quelques métaphores du cru de l’auteur sont vraiment très belles et contribuent à la magie de ce roman.

Autre point à ajouter, l’auteur réexplique les passages qui pourraient ne pas être compris par ceux qui n’ont pas lu le précédant livre, donc n’ayez crainte, vous vous y retrouverez facilement. De plus, je trouve que c’est une bonne chose si on lit ce livre longtemps après le précédant puisqu’il nous remémore les points clés de l’histoire et facilite ainsi notre compréhension.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la précédente histoire de l’auteur mais aussi que j’en ai découvert beaucoup d’autres, notamment Kerèntsil qui en est le narrateur. C’est un homme d’âge mur mais qui est très en forme. Ayant été contorsionniste dans sa jeunesse, il entretient son corps, ce qui lui permet de rester endurant et agile, des qualités qui lui servirons à mainte reprise durant sa quête du Grimoire. C’est un personnage attachant mais envers lequel on a un certain recul étant donné que c’est lui qui raconte l’histoire.

Astarya quant à elle n’a pas vraiment changée, je la retrouve pour mon plus grand plaisir car c’était un personnage qui m’avait marqué. Narantéwé fait évidement parti de ce roman puisque le Grimoire lui appartient. J’ai appris à mieux le connaitre et au début du roman je me suis rapprochée de lui mais j’avoue qu’a la fin par certains actes ou manquements, je me suis un peu éloignée de lui, intrigue oblige. Sa fille, Menoulka tient elle aussi un rôle très important dans ce roman, au même titre que Kerentsil. C’est un personnage qui arrive à nous surprendre par sa personnalité et son caractère qui évoluent.

Les dieux prennent une place plus importante dans ce roman puisque l’élixir d’immortalité les concerne et qu’ils veulent le protéger. Au début ils n’interviennent qu’indirectement mais plus le roman avance, plus ils sont présent par l’intermédiaire de Laraouna, déesse de l’amour, qui vient en aide à Astarya et Kerèntsil. J’ai beaucoup apprécié cette divinité car elle se rapproche de plus en plus des humains pour finalement les comprendre. Elle a ajouté une touche de féminité à certains passages du roman, ce que je n’ai pu qu’apprécier.

J’ai trouvé que cette histoire était beaucoup plus riche en action que la précédente. Elle mêle beaucoup de complots, de trahisons, de suspicions ce qui la rend très vivante et ajoute une touche de suspense supplémentaire à la base de l’histoire. Vers la fin du roman, il existes plusieurs fronts d’actions ce qui diversifie beaucoup la trame originelle de l’histoire.

L’amour est toujours l’un des thèmes fondateurs de l’histoire bien qu’il ne soit pas présent tout au long de l’intrigue, les rapports et les relations entre les personnages sont encore très présentes. Je retrouve donc dans ce livre la pointe d’érotisme qui m’avait fait apprécier le premier roman et ce avec toujours autant de tendresse et de sensualité, rendant les rapports beaux et poétiques, ce qui m’a encore une fois beaucoup touché.

Pour conclure, c’est avec émerveillement que j’ai pu retrouver la suite du Mage de la Montagne d’Or et la plume de son auteur. Je trouve ça très astucieux de reprendre la base d’une histoire précédente pour en créer une autre totalement indépendante. J’ai su apprécier la diversité de l’histoire qui mêle à la perfection les complots sans qu’on s’y perdre malgré une grande variété de personnages. Encore une fois, Alexandre Levine à su me transporter dans un autre monde très poétique, pour mon plus grand bonheur. Que vous ayez lu « Le Mage de la Montagne d’Or » ou pas, je vous le recommande !

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Merci aux éditions Artalys pour ce partenariat.