Time Riders tome 2 d’Alex Scarrow

Écrit par Alex Scarrow • Paru en 2012 

442 pages

Liam aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy aurait dû mourir d’un accident d’avion en 2010. Sal aurait dû mourir dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.
Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d’années en arrière, sur le terrain de chasse de dinosaures plus féroces les uns que les autres. Le garçon doit trouver un moyen de contacter Maddy et Sal au plus vite, s’il veut éviter d’être mis en pièces. Mais ne risque-t-il pas s’endommager l’Histoire et de créer une nouvelle – et terrifiante – réalité ?

« Le jour du Prédateur » est le deuxième tome de la saga des Time Riders écrite par Alex Scarrow. Nos trois agents ont à peine le temps de se remettre de leur précédente mission qu’une nouvelle leur parvient. Les prémices de l’invention de la machine à voyager dans le temps sont en danger. Lors de la mission, une mauvaise manipulation entraine Liam, l’agent de soutient et un groupe d’étudiants près de 65 millions d’années avant leur époque : au temps des dinosaures.

J’attendais beaucoup de ce livre car le tome précédant m’avait vraiment marquée et je dois dire que ce second opus ne m’a vraiment pas déçu. Bien que la trame puisse sembler similaire au premier abord, on se rend vite compte que les événements entrainants l’erreur et donc les péripéties de l’histoire est bien différente de la première.

Ensuite, ce qui m’a plus c’est que bien qu’il s’agisse d’un second tome, j’ai retrouvé un certain effet de découverte d’habitude bien particulier au premier tome d’une série. Tout d’abord et surtout avec le changement de l’auxiliaire de mission qui est assez conséquent. Sa personnalité, bien qu’elle reprenne celle du précédant, se forge indépendamment et en fonction de ces nouvelles caractéristiques. Le gros point positif a été une humanisation plus importante de ce nouvel agent qui a vraiment apporté un petit quelque chose très appréciable à ce tome.

En ce qui concerne les autres personnages, j’ai beaucoup aimé la façon dont mûrit Maddy. Elle prend ses responsabilités en main et se pose beaucoup de questions concernant certaines informations que Foster lui a données et qui concernent Liam. Sal, quant a elle ne change que très peu, le changement de personnalité se fait surtout ressentir avec Maddy et Liam. Liam prend peu à peu conscience des dangers des voyages dans le temps, surtout à la fin de ce tome mais disons qu’il essaie de ne pas y penser. La situation dans laquelle il se trouve le pousse lui aussi à prendre des responsabilités qu’il n’avait pas vraiment eu à prendre dans le précédant tome.

Un autre point que j’ai adoré dans ce livre : la rencontre d’un autre personnage (je ne peux en dire plus pour garder du suspense). Je l’ai trouvée touchante et assez triste à la fois mais surtout très marquante. Je ne sais pas comment l’auteur va utiliser cette facette de ce personnage dans les prochains tomes mais j’ai hâte d’en savoir plus !

En ce qui concerne l’époque dans laquelle le livre nous transporte, je dois dire que j’étais très agréablement surprise par ce choix de l’auteur. C’est tellement lointain qu’on se demande s’ils arriveront un jour à revenir dans le présent. Ça permet à ce tome de se différencier encore une fois du précédant puisque ici on ne se bat par contre les Nazis mais bien pour sa survie dans une jungle remplie d’animaux tous plus féroce et curieux les uns que les autres. Autant vous dire que ça ne peut que nous changer !

Le thème des décalages spatio-temporels est toujours aussi bien explicite. L’auteur est à l’aise dans ce sujet et surtout il reste cohérent avec ce qui avait été dit dans le premier tome et ce qui continue de se vivre dans le second. A aucun moment je ne me suis emmêlée les pinceaux dans des explications abracadabrantes et compliquée : tout est clair et précis ce qui rend le livre réaliste.

Pour conclure, ce second tome est à la hauteur du premier, voir même plus profond et complet. Les personnages évoluent et nous entrainent dans leurs extraordinaires aventures. Un deuxième tome qui tout en reprenant les codes du précédant se diversifie : pour notre plus grand bonheur. Encore une fois j’ai été conquise par ce livre que j’ai dévoré !

Merci aux Éditions Nathan qui m’ont permis de découvrir cette série.

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Les Sortilèges de la Cité Perdue de Preston & Child

Écrit par Preston & Child • Paru en 2012

500 pages


Depuis que les parents de Nora Kelly sont morts, le ranch familial a été laissé à l’abandon. Un soir, elle s’y rend et découvre la maison saccagée quand, soudain, une étrange créature velue, tenant autant de l’homme que de l’animal, lui saute dessus en lui réclamant la lettre. Heureusement, une voisine réussit à mettre en fuite l’agresseur…
Avant de partir, Nora découvre une lettre écrite il y a quinze ans par son père, alors en quête de Quivira, la légendaire cité de l’or, dont il confirme l’existence et la localisation.
Nora, stagiaire à l’Institut archéologique de Santa Fe, parvient à convaincre le patron de l’Institut de financer une expédition archéologique pour mettre au jour Quivira, la cité perdue des Indiens anasazis.
Nora prend la tête de l’expédition. Mais au fur et à mesure que son équipe approche du but, elle est confrontée à l’horreur et à la mort.

« Les Sortilèges de la Citée Perdue » est un thriller écrit par Preston & Child. L’histoire se base sur une quête archéologique, celle d’une citée Anasazi légendaire. Nora Kelly, qui travaille à l’Institut de Santa Fe, découvre une lettre de son défunt père donnant des indices sur la localisation de la cité, mais cette dernière à t’elle jamais existé ? Son combat pour cette découverte archéologique pourrait bien la perdre, elle et son équipe.

Ce livre commence plutôt bien, les premiers chapitres sont emprunts de mystère et on a hâte de découvrir l’histoire Anasazi et la légendaire citée perdue. Seulement, une fois l’effet découverte des premiers chapitres passée, il faut bien avouer que l’histoire est d’un calme plat jusqu’à la bonne moitié du roman ce qui m’a un peu refroidie. J’ai même failli abandonner ma lecture à environ 150 pages, tellement je trouvais cette histoire monotone. C’est bien simple, j’avais l’impression qu’il ne se passait absolument rien de bien intéressant et surtout que l’histoire n’avançait pas.

Pour ce qui est du coté thriller du roman je ne l’ai pas trouvé bien développé. Je suis pourtant ce qu’on peut nommer une âme sensible et il ne me faut pas grand-chose en temps normal pour avoir des frissons. Or là, je n’ai pas beaucoup ressentit de peur et pas plus que ça à la fin alors que c’est le moment de l’histoire où il se passe le plus de choses.

En ce qui concerne les personnages, Nora bien qu’elle soit le personnage principal du roman n’a pas réussit à me marquer et au final je me rends compte que je ne me suis pas vraiment attachée à elle. J’ai aimé son coté affectif vis-à-vis de son père, sa détermination à trouver la cité et son esprit de battante quand il s’agissait de mener l’expédition. Le fait qu’elle était prête à tout pour que son projet soit subventionné mais malgré ça j’ai trouvé le style trop impersonnel vis-à-vis d’elle qui fait qu’on ne s’identifie pas à son personnage, on observe, on apprécie mais on ne crée pas de liens. J’ai donc un ressentit assez étrange la concernant.

Les personnages secondaires quand à eux ne m’ont guère plus marqué. Mis à part Sloane dont le caractère et le vécu m’a plus, ça je dois bien le reconnaitre. La mort de certains personnages, ce qui peut leur arriver de terrible tout au long du roman ne m’a pas affectée plus que ça puisque je n’étais pas proche d’eux. Dommage, car peut être que des personnages proches du lecteur auraient pu rendre ce livre plus vivant.

La base de l’histoire est quant à elle assez intéressante : une citée perdue, des archéologues visant la découverte du siècle, l’aventure pour réussir leur objectif. C’est grâce à cette base que je me suis malgré tout décidée à terminer ma lecture. Le coté archéologique est très intéressant et on voit que les auteurs ont effectué des recherches pour écrire leur livre qui repose sur ce coté historique, sur les découvertes.

A part ça, j’ai trouvé qu’il manquait du rythme à ce roman. Pour moi, un bon thriller est un roman qui vous prend aux trippes, vous fait frissonner durant votre lecture pourtant ce livre n’a pas réussis à me faire vibrer et à m’impressionner. Le suspense n’est pas assez prenant et la fin vient trop lentement, ce qui fait que je me suis ennuyée pendant la moitié de ma lecture, ce qui est vraiment regrettable.

Pour finir sur une note positive, j’ai quand même trouvé que la fin rattrapait le vide du milieu du roman même si elle ne nous le fait pas totalement oublier. Elle est plus rythmée, plus prenante et le dénouement réussit à nous faire réfléchir sur tout ce que Nora à vécu pendant cette histoire. Un retour en arrière qui permet de mieux apprécier certains moments car on les comprend mieux suite à cette fin.

En bref, un livre beaucoup trop long et trop plat. Malgré quelques aspects positifs il faut avouer que le négatif l’emporte car le but principal du thriller est de vous faire frémir et là ce livre ne remplit pas, à mon point de vue, cette nécessité. Dommage car le fond était intéressant. Je m’attendais à mieux et je suis assez déçue de cette lecture. Je possède un second livre de ces auteurs que j’ai envie de lire bientôt pour voir si il me correspond plus et me faire une opinion sur leur écriture avec deux lectures.

Merci aux éditions L’archipel pour ce partenariat.