Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de Pierre Thiry

Écrit par Pierre Thiry • Paru en Septembre 2011

68 pages

À cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…
Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…
Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. À cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

« Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines » est un conte pour enfants écrit par Pierre Thiry. Nous y rencontrons trois jeunes lapins, habitants de Montceau-les-Mines il y a de cela bien longtemps dans cette merveilleuse petite histoire. Trois jeunes lapins à qui il va arriver de nombreuses péripéties car ils ont un but amoureux commun.

Bien que je sois bientôt adulte, ce livre à su me transporter dans son petit univers. Étant bourguignonne, j’ai tout de suite acceptée la proposition de partenariat avec l’auteur, car je voulais connaitre ce que cette ville qui ne m’est pas inconnue pouvait bien inspirer, quelle histoire allait pouvoir en ressortir.

Le fait que les personnages soient des animaux et non des humains reflète bien le coté enfantin de l’histoire, et m’a un peu fait pensé à un petit dessin animé de mots. Nous rencontrons plusieurs espèces dans le livre, ce qui varie ce conte qui aurait été trop plat sans cette petite touche d’originalité. Cependant, j’ai trouvé un peu dommage qu’Arthur, Théobald et Justin ne soient pas plus présentés, plus approfondis. Certes, il s’agit d’un conte pour enfants, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut que les personnages soient trop simples.

Pour en venir à la forme, j’ai trouvé que les images étaient un peu trop enfantines et pas assez nombreuses. A mon gout, un livre pour enfant doit contenir beaucoup plus d’images, c’est la principale chose qui m’a manquée dans ce livre. A part cela, la taille des caractères est tout à fait adapté aux jeunes lecteurs, gros point positif car ce livre peut aussi bien être lu par un adulte à des enfants que lu directement par un enfant car il est tout a fait adapté et compréhensible sans avoir besoin de l’éclairage d’un adulte sur certains passages.

L’histoire quant à elle est assez agréable à découvrir et à aucun moment je m’imaginais cette fin et surtout le lien avec cette ville de Montceau-les-Mines qui est dévoilé à la fin. J’ai vraiment beaucoup aimé cette interprétation de l’auteur qui a su miser sur l’originalité du nom de la ville pour mon plus grand plaisir lors du dénouement.

L’histoire reprend la forme standard de n’importe quel conte, et est bien structurée. Le fait qu’il y est trois personnages principaux ajoute de la diversité et des situations supplémentaires, très appréciables. Seulement voila j’aurais aimé une dizaine de pages supplémentaires pour approfondir un peu plus l’histoire sans pour autant trop la rallonger, je pense qu’il aurait été possible de l’étoffer un peu.

Pour conclure, ce conte pour enfants est tout à fait adapté à ses lecteurs et peut également ravir les moins jeunes par une histoire simple mais poétique et amusante par moments. Ce fût une agréable lecture que je recommande aux plus jeunes mais également à leurs parents ou aux amateurs de contes pour enfants. Certes ce livre n’est pas parfait, de part ces quelques petits défauts mais on les pardonne vite avec une fin très réussie. Si le besoin de vous replonger dans l’innocence de l’enfance se fait sentir, ce conte pourrait bien vous ravir.

bonne-lecture

Je remercie l’auteur pour ce partenariat.

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Si la vie m’était contée de Marie-Odile Soucaze des Soucaze

Écrit par Marie-Odile Soucaze des Soucaze • Paru en 2011

198 pages

« Si la vie m’était contée » est un recueil de 20 contes à raconter ou à se raconter. Chaque histoire fait entrer le lecteur dans un monde irréel dans son contexte mais vrai dans les émotions dans lesquelles chacun peut se reconnaître pour ouvrir les chemins encore inexplorés de son aventure humaine. Chacun de nous est le héros de sa propre histoire, héros qui est en attente de sa lumière. Ce livre est destiné à tous ceux qui sont en quête d’un mieux être, de paix intérieure. Il est un chemin parmi d’autres pour aller à la rencontre merveilleuse avec soi même.C’est le premier ouvrage d’une thérapeute qui a écrit des contes au départ pour apaiser, redonner confiance, courage, sérénité. Puis elle en a raconté en veillée, dans l’intimité d’une rencontre et en formation dans des moments privilégiés d’écoute bienveillante pour soi. Et voilà, un premier livre est né.

« Si la vie m’étais contée » est un recueil de 20 contes d’environ 5 à 10 pages chacun. Tous sont précédés par une belle illustration. La majeur partie des histoires se déroulent dans un autre monde mais qu’on peut identifier au notre. Chaque héro, fille ou garçon, homme, femme ou animal se trouve à un moment confronté à un choix: continuer sa vie comme elle a commencé ou prendre une décision qui la changera pour toujours.

La variété des héros, des histoires et des contextes permet d’envisager tout un tas de situations auxquelles nous pourrions être confronté dans notre monde. J’ai trouvé ce choix intéressant car il nous fait réfléchir, au lieu de nous dire clairement ce qu’on « doit » faire, on nous raconte une histoire qui nous fait réfléchir à ce qu’on ferait dans telle ou telle situation.
Le conte que j’ai préféré est « Maeteau et le prince de la nuit » qui nous apprend qu’au lieu de subir sa vie, il faut la vivre à notre façon, en faisant nos propres choix même mineurs, qui peuvent changer bien des choses. J’ai aussi beaucoup apprécié « Mahoha ou la fleur de vie », l’histoire d’une petite squaw qui, comme toute sa tribu, vie des habitudes que chacun à adopté depuis longtemps. Étant une jeune fille, elle doit s’occuper de la besogne réservée aux femmes mais aurait beaucoup aimé être un garçon pour s’occuper des tâches qui leur sont réservées. Malgré tout, elle fait ce qu’on lui dit. Une nuit, elle est réveillée par un corbeau et arrive à comprendre son langage. Celui-ci lui donne une mission à accomplir car son village va être en danger dans peu de temps si personne ne fait rien. Mahoha va prendre son destin et celui de sa tribu en mains.

Chaque conte nous conseil sur la vie, nous transmet un messages à découvrir par nous même. Ces messages sont très variés mais correspondent à une même question « Que faire pour vivre en paix et en harmonie avec soi ? ». J’ai passé de bons moments à lire chacune des 20 histoires et même si elles sont principalement destinées aux adultes, je l’ai vécu comme un petit retour en enfance. J’ai d’ailleurs vraiment adoré ces petits moments d’un passé retrouvé, le temps d’une lecture. Par contre, j’ai été déçue de la vérification orthographique, j’ai rencontré de nombreuses fautes et problèmes de syntaxe durant ma lecture, ce qui n’est pas forcément très agréable mais c’est le seul point noir dont je puisse me plaindre.

Pour finir, je vais me permettre de donner un conseil à ceux qui lirons le livre, c’est de toujours lire les contes un par un, et pas plusieurs à la suite pour pouvoir réfléchir au(x) message(s) implicite(s). J’ai fait l’erreur de vouloir en lire plusieurs à la fois, et je n’arrivais pas à saisir la « morale », la conclusion à en tirer. Je pense que ce livre nécessite d’être ouvert aux messages qu’il veux bien nous transmettre, prenez le temps de le lire et vous pourrez pleinement profiter de tous les conseils qu’il offre pour pouvoir vivre, sans se soucier des obstacles, savoir les surmonter, et surtout profiter.

Bonne Lecture