June Tome 1 : le Souffle de Manon Fargetton

Écrit par Manon Fargetton • Paru en janvier 2012

322 pages

– Tu peux partir, June, tu peux refuser d’apprendre à te servir du Souffle.
Mais c’est ton héritage. Cela te rattrapera toujours. – Mon héritage ? Et si je n’en veux pas, moi, de cet héritage ? Il y a encore quelques mois, ma vie était simple. Mais depuis que j’ai découvert ce pouvoir qui pulse en moi, tout a basculé. On me dit que je suis la dernière héritière des Sylphes, et que je suis la seule à pouvoir rétablir l’harmonie dans le monde. Une quête dangereuse m’attend, vers des terres dont je n’ai jamais soupçonné l’existence…

« Le Souffle » est le premier tome de la trilogie June écrite par Manon Fargetton. Nous y rencontrons June qui habite dans une maison close de La Ville chez sa tante, qui tient l’établissement. Les vacances scolaires commencent pour elle et son frère Locki et June vit de bons moments en compagnie d’amis et de son petit ami : Mel. Mais un petit incident va venir perturber sa tranquillité. Lors de celui-ci elle comprend qu’il y a quelque chose chez elle de différent mais dans la précipitation elle doit quitter La Ville et ce n’est qu’un peu plus tard que son don, va la rattraper.

Nous commençons cette histoire dans La Ville, là ou habite June.  Au premier abord, ce livre ne fait pas vraiment penser à un roman fantastique excepté quelques détails. Tout d’abord, la première chose qui m’a intrigué c’est le nom de l’endroit où elle vit : pourquoi La Ville ? Est-ce que ça signifie qu’il n’en existe qu’une ou qu’il s’agit de la plus grande ? Rien que sur cet élément je me suis posé énormément de questions qui n’ont pas forcement toutes trouvées des réponses mais je suppose que ça doit être un élément important de l’intrigue que je découvrirais plus en détails dans les prochains tomes.

Pendant les premiers chapitres nous apprenons à connaitre June via sa vie quotidienne. On apprend qu’elle vit chez sa tante avec son frère car ils sont devenus orphelins. Seulement voila sa tante ne vit pas dans un lieu très commun puisqu’elle est la gérante d’une maison close. Ils vivent donc au dernier étage qui est interdit à la clientèle.

June nous parait tout de suite très sympathique et attachante, elle semble tout à fait normale au début ! Elle à un petit copain, elle traine dans les rues de La Ville pendant ses vacances, enfin bref, tout ou presque nous semble naturel et au début j’avoue que je me suis un peu demandé à quel moment le fantastique allait vraiment apparaitre !

Au bout de quelques chapitres, un élément perturbateur lance l’action : June ne peut plus rester ici, elle doit fuir, car un homme très influent lui veut du mal et rien ne l’empêchera d’agir si elle reste chez sa tante. Dans cet événement, elle comprend qu’elle a quelque chose de pas comme les autres. Elle fuit donc avec son frère et l’aventure commence. J’ai donc trouvé le début un peu long avant que l’action ne débute mais finalement comme cette première partie de l’histoire était très agréable, je ne me suis pas lassée.

Nous connaissons les deux personnages principaux dès le début de l’histoire, et surtout on connait de façon un peu floue leur passé, ce qui nous rapproche d’eux. Par contre j’avoue m’être beaucoup plus rapprochée de June que de son frère et je pense que c’est du au fait qu’elle soit la narratrice de l’histoire.

La deuxième partie du roman est riche en découverte mais June doit apprendre à connaitre et à trouver comment utiliser ses pouvoirs donc il n’y a pas énormément d’action. Le nombre d’informations dont nous prenons connaissance au fils des pages ne rend pas cette partie ennuyante mais par contre très intrigante. Nous rencontrons d’autres personnages très sympathiques et nous commençons à bien comprendre la trame du roman et son intrigue quand l’action purement fantastique du roman commence.

Les Sylphes, qui semblent avoir un rôle majeur dans l’intrigue sont encore un sujet très flou. Je trouve dommage qu’elles ne soient pas plus décrites et que leur rôle nous paraît encore trop nébuleux même à la fin de ce tome.

Dans la dernière partie du roman, tout va très vite et du coup la fin est presque trop courte à mon gout. J’aurais aimé que les derniers événements soient plus détaillés, sans pour autant que l’histoire perde de sa vitesse. Très exaltante, la fin du roman nous accroche énormément, nous empêchant presque d’arrêter notre lecture avant de connaitre la fin !

Pour conclure, cette lecture m’a été très sympathique malgré quelques petits défauts. Une histoire somme toute très agréable et intéressante bien qu’elle nous laisse dans le flou et avec des questions sans réponses qui j’espère trouverons une explication dans les prochains tomes. J’ai hâte de découvrir la suite car la fin laisse présager beaucoup plus d’action dans le second tome.

bonne-lecture

Merci au forum Mort Sure de lecture ainsi qu’aux éditions Mango pour ce partenariat.

Le Grimoire de Narantewé d’Alexandre Levine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Mai 2012

453 pages

Ancien contorsionniste et voleur, Kerèntsil mène une paisible et secrète existence quand il reçoit la visite d’Astarya. Cette immortelle, ex-reine du Tourpana venue vivre incognito dans sa cité, lui demande son aide. Le grimoire écrit par son frère Narantewé, contenant toutes ses insurpassables connaissances en magie, a été dérobé. Et s’il prenait la direction des belliqueux Pays d’Orient, l’équilibre du monde serait menacé. Kerèntsil accepte de commencer l’enquête, sans imaginer qu’elle le fera croiser aussi bien Tseag-hua, le plus inquiétant des tyrans orientaux, que Laraouña, la déesse de l’amour. Et sans imaginer à quel point les épreuves traversées le changeront.

« Le Grimoire de Narantewé » est un roman fantasy écrit par Alexandre Levine. Il s’agit en quelque sorte d’une suite des aventures de « le Mage de la Montagne d’Or » bien que les deux romans puissent se lire totalement indépendamment l’un de l’autre puisque chacun à une fin bien définie. Ce roman se déroule chronologiquement après « le Mage de la Montagne d’Or ». Nous y retrouvons certains des personnages principaux mais la nouveauté dans ce livre c’est qu’il est écrit à la première personne par un nouveau protagoniste prénommé Kerèntsil. C’est un ancien voleur qui vit maintenant dans le plus grand confort grâce à ces méfaits passés. Un jour, Astarya vient à lui pour lui demander si il accepte de l’aider elle et son frère Narantewé, à retrouver un Grimoire que ce dernier à lui-même écrit. Il renferme des centaines d’années de savoir magique et il serait dangereux qu’il tombe entre les mains des prêtres Orientaux qui sont en quête de l’immortalité. Kerèntsil accepte, sans se douter que cette grande aventure va changer sa vie.

Dans cette seconde lecture de l’auteur, j’ai retrouvé la plume enchanteresse et poétique que j’avais tant apprécié dans « le Mage de la Montagne d’Or ». Alexandre Levine a vraiment le don de vous transporter dans ses écrits de manière délicate et douce, tout en restant très naturel. Les quelques métaphores du cru de l’auteur sont vraiment très belles et contribuent à la magie de ce roman.

Autre point à ajouter, l’auteur réexplique les passages qui pourraient ne pas être compris par ceux qui n’ont pas lu le précédant livre, donc n’ayez crainte, vous vous y retrouverez facilement. De plus, je trouve que c’est une bonne chose si on lit ce livre longtemps après le précédant puisqu’il nous remémore les points clés de l’histoire et facilite ainsi notre compréhension.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la précédente histoire de l’auteur mais aussi que j’en ai découvert beaucoup d’autres, notamment Kerèntsil qui en est le narrateur. C’est un homme d’âge mur mais qui est très en forme. Ayant été contorsionniste dans sa jeunesse, il entretient son corps, ce qui lui permet de rester endurant et agile, des qualités qui lui servirons à mainte reprise durant sa quête du Grimoire. C’est un personnage attachant mais envers lequel on a un certain recul étant donné que c’est lui qui raconte l’histoire.

Astarya quant à elle n’a pas vraiment changée, je la retrouve pour mon plus grand plaisir car c’était un personnage qui m’avait marqué. Narantéwé fait évidement parti de ce roman puisque le Grimoire lui appartient. J’ai appris à mieux le connaitre et au début du roman je me suis rapprochée de lui mais j’avoue qu’a la fin par certains actes ou manquements, je me suis un peu éloignée de lui, intrigue oblige. Sa fille, Menoulka tient elle aussi un rôle très important dans ce roman, au même titre que Kerentsil. C’est un personnage qui arrive à nous surprendre par sa personnalité et son caractère qui évoluent.

Les dieux prennent une place plus importante dans ce roman puisque l’élixir d’immortalité les concerne et qu’ils veulent le protéger. Au début ils n’interviennent qu’indirectement mais plus le roman avance, plus ils sont présent par l’intermédiaire de Laraouna, déesse de l’amour, qui vient en aide à Astarya et Kerèntsil. J’ai beaucoup apprécié cette divinité car elle se rapproche de plus en plus des humains pour finalement les comprendre. Elle a ajouté une touche de féminité à certains passages du roman, ce que je n’ai pu qu’apprécier.

J’ai trouvé que cette histoire était beaucoup plus riche en action que la précédente. Elle mêle beaucoup de complots, de trahisons, de suspicions ce qui la rend très vivante et ajoute une touche de suspense supplémentaire à la base de l’histoire. Vers la fin du roman, il existes plusieurs fronts d’actions ce qui diversifie beaucoup la trame originelle de l’histoire.

L’amour est toujours l’un des thèmes fondateurs de l’histoire bien qu’il ne soit pas présent tout au long de l’intrigue, les rapports et les relations entre les personnages sont encore très présentes. Je retrouve donc dans ce livre la pointe d’érotisme qui m’avait fait apprécier le premier roman et ce avec toujours autant de tendresse et de sensualité, rendant les rapports beaux et poétiques, ce qui m’a encore une fois beaucoup touché.

Pour conclure, c’est avec émerveillement que j’ai pu retrouver la suite du Mage de la Montagne d’Or et la plume de son auteur. Je trouve ça très astucieux de reprendre la base d’une histoire précédente pour en créer une autre totalement indépendante. J’ai su apprécier la diversité de l’histoire qui mêle à la perfection les complots sans qu’on s’y perdre malgré une grande variété de personnages. Encore une fois, Alexandre Levine à su me transporter dans un autre monde très poétique, pour mon plus grand bonheur. Que vous ayez lu « Le Mage de la Montagne d’Or » ou pas, je vous le recommande !

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Merci aux éditions Artalys pour ce partenariat.

 

La fille de Braises et de Ronces de Rae Carson

Écrit par Rae Carson • Paru en Mars 2012

402 pages

Princesse d’Orovalle, Elisa est l’unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu’elle porte le joyau à son nombril, signe qu’elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa à déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu’une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée … Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son ainé. Elisa commence alors une nouvelle existance loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s’emparer de sa Pierre Sacrée. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d’être l’Élue de son propre clan …

« La Fille de Braises et de Ronces » est le premier tome de la trilogie du même nom, écrite par Rae Carson et publiée dans la collection R des éditions Robert Laffont. Dans ce livre, nous rencontrons Elisa, une jeune princesse de seize ans qui vient tout juste d’être mariée au roi Alejandro. Elle a été désignée comme l’Elue de cette ère et un joyau qu’on nomme la Pierre Sacrée se tient à la place de son nombril, preuve de l’incroyable Destin qui lui est réservé. Mais comment connaitre celui-ci alors que ses proches décident de l’éloigner d’eux pour sa sécurité sans rien lui apprendre du rôle qu’elle devra jouer ?

En premier lieu, j’ai apprécié le contexte de cette histoire. L’auteure nous plonge dans un univers très oriental : dans le désert, avec ses oasis, ses palmeraies. Je trouve que ce décor à ajouté une pointe d’originalité à l’histoire, car ce n’est pas le plus courant dans les livres fantastiques et c’est-ce qui m’a séduite au premier abord.

L’histoire quant à elle est très bien structurée et l’auteur a réussit, jusqu’à la fin, à laisser planer le doute dans mon esprit. Les évènements se suivent mais ne se ressemblent pas et surtout ne se prévoient pas ! J’ai su apprécier à sa juste valeur l’univers et les prophéties sur le destin qui tiennent une place prépondérante dans ce roman. En effet, la légende des pierres sacrées est très bien trouvée et traitée par le livre.

L’auteur à su réussir à nous faire languir en ne nous révélant que peu d’informations au début du roman, nous donnant très envie d’avancer dans le récit pour en découvrir ses surprises. Il faut être un peu patient aux prémices de l’histoire puisque l’action ne commence pas vraiment tout de suite mais ça ne m’a pas pour autant frustrée car finalement quand l’action commence pour de bon, on n’est pas déçu.

Elisa, qui est le personnage central de ce livre, m’a beaucoup intriguée au début du roman. Tout d’abord par son physique puisqu’elle est assez enrobée ce qui m’a surprise car je n’ai pas l’habitude de lire des livres où l’héroïne n’est pas presque parfaite, ce qui est le cas dans la majeur partie des romans.

Après m’avoir dérouté, ce choix de l’auteure m’a plu puisqu’il permet de ne pas idéaliser Elisa tout de suite ce qui nous permet d’être séduit par sa personnalité au fil des pages pour l’apprécier vraiment et à sa juste valeur. Je me suis beaucoup attachée à elle mais aussi à plusieurs autres personnages. Tout d’abord à Ximena, sa nourrice qui lui donne une fidélité et une amitié sans faille mais aussi à Rosario qui comme le lecteur à su apprendre à connaitre Elisa pour finir par l’adorer. Mais je garde aussi un bon souvenir d’Humberto et de Cosmé un frère et une sœur à la forte personnalité qui m’ont beaucoup marqué par leur évolution dans le roman.

Le style de l’auteur est très changeant au cours du roman mais ce qui est sur c’est qu’il est très avenant. Pour preuve même si l’action a mis du temps à se révéler vraiment, ça me m’a pas dérangé le moins du monde. Au contraire, ce choix a réussit à tellement m’intriguer que je voulais toujours et encore lire plus pour enfin avoir plus d’actions et de détails. La force de ce roman c’est qu’il arrive à vous transporter du début à la fin, aussi bien dans les moments les plus calmes que dans les péripéties.

La fin de ce livre est vraiment à la hauteur du suspense que laisse planer l’auteure tout au long de l’histoire. Lors de la « révélation » on se rend compte de tous ces indices qui étaient à notre portée mais qu’évidement on ne pouvait pas comprendre avant ce moment final.

En bref, ce livre m’a totalement conquise, il laisse passer les émotions à merveille et nous fait tisser des liens avec ses personnages, même avec ceux qui ne font que croiser brièvement la route d’Elisa. J’ai trouvé que ce livre changeait des codes traditionnels de l’heroic fantasy, notamment grâce à son personnage principal.

Un roman qui à réussit l’exploit de me faire renouer des liens avec ce genre littéraire que j’avais oublié suite à une mauvaise lecture, ce qui est un haut fait. Je vous le recommande donc à tous, amateurs ou non de ce genre, car il pourrait bien changer vos impressions et vous le faire adorer, tout comme moi !

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Merci à la Collection R pour ce très beau partenariat !

La Guerre des Elements de Perrine Rousselot

Écrit par Perrine Rousselot • Paru en Octobre 2011

280 pages

Je m’appelle Avril, j’ai dix-sept ans et la vie d’une adolescente normale. J’ai un petit ami qui s’appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j’ai un animal de compagnie qui s’appelle Lux, c’est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de chose sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?

« La Guerre des Éléments » de Perrine Rousselot est un roman fantastique. Il s’agit de l’histoire d’une adolescente prénommée Avril. Celle-ci vit seule avec son père car sa mère est décédée mais celui-ci étant souvent absent pour son travail elle se retrouve couramment seule chez elle. Un jour, alors que son père est en déplacement, il lui arrive quelque chose à la fois étrange et terrifiant. Un montre se trouve sous son lit et essaye de l’attraper. Elle réussit à s’en défaire et se rend chez Mickaël, son petit ami pour y trouver du réconfort, seulement voila, une fois arrivée là-bas, elle rencontre un jeune homme qui n’a rien à faire là …

La première chose qui m’a plu dans ce roman, c’est le contexte dans lequel il nous plonge. Dans une ville comme les autres (Reims) et avec comme personnage principal une jeune adolescente de mon âge à laquelle je pouvais facilement m’identifier. Mais voila, tout n’est finalement pas si normal puisque l’élément déclencheur de l’histoire n’est pas quelque chose qu’on peut croiser dans la vie de tous les jours. L’imaginaire s’est tout au long de l’histoire mêlé au réel de façon naturelle et crédible, ce qui est très agréable à découvrir et assez original.

Tout est très flou pour Avril au début, car son père ne veut pas la brusquer en lui révélant sa véritable nature tout de suite. Ce n’est que petit à petit et par bride qu’elle découvre en même temps que nous que le monde qu’elle croyait connaitre n’est pas réellement ce qu’elle pensait. Un point très important car on n’est pas brusqué par une foule d’informations données à tout vent. L’auteure nous guide et nous permet ainsi de nous inclure à son intrigue afin de mieux la cerner.

Vous l’aurez compris, Avril n’est vraiment pas une jeune femme comme les autres puisque après sa « rencontre » avec ce monstre, elle va aller de découvertes en découvertes. Son père n’est pas un employé comme les autres, il fait parti du SISCO, une société secrète du coté de la lumière qui se bat contre les sombres, leurs ennemis. Ensuite, le jeune homme quel à découvert chez son petit ami s’appelle Snow et est de leur coté. Il s’installe alors vivre chez Avril et son père car il est orphelin. Le début d’une Guerre des Éléments va lui révéler ses pouvoirs …

Je me suis beaucoup attachée à cette jeune fille dès les premières lignes car l’auteure n’a pas cherché à en faire une super héroïne mais une adolescente « normale » possédant des caractéristiques un peu spéciales. C’est une jeune fille pas très sûre d’elle, du monde dans lequel elle vit, de ses sentiments.

Les sentiments, notamment l’amour et l’amitié prennent une part principale dans l’intrigue du roman. Ceux-ci sont très bien traités, de façon naturelle et vraisemblable, ce que nous permet de nous accrocher encore plus aux personnages et aux différents liens qui les unissent. Avril ne cessera de douter de ses sentiments tout au long du roman et ce de manière imprévisible, ce qui est vraiment astucieux puisque ça ajoute à l’intrigue des rebondissements totalement inattendus et j’ai adoré cette façon de faire.

Les personnages secondaires ne sont en aucun cas laissés de coté, chacun à un rôle bien défini pour l’histoire, une personnalité propre et on peut s’attacher à eux autant qu’aux principaux personnages. Le couple Vincent / Edna et la jeune Katia m’ont beaucoup touchés, chacun à leur façon.

La plume de Perrine est douce et posée dans les descriptions et les explications pour, au contraire, être énergique dans les actions. Sa façon de raconter cette histoire ne vous laisse vraiment pas indifférent. Au bout de seulement deux-trois chapitres, je n’ai pas pu décrocher mon esprit de ce livre et de ses personnages. L’intrigue m’assaillait en dehors de mes périodes de lecture, si bien que je ne pouvais pas lâcher le roman bien longtemps. J’étais comme aimantée à ce livre, prise par le flot d’actions, de rencontres et de découvertes qu’il nous fait vivre.

Pour conclure, c’est un roman plein de vie et de fraicheur que nous offre Perrine Rousselot avec la Guerre des Éléments mais pas que. C’est aussi une histoire pleine d’actions, de suspense et de rebondissements. Impossible de vous ennuyez avec ce livre, vous ne pourrez que le dévorer à cent à l’heure et votre seule déception sera de l’avoir fini aussi vite. Trêve de suspense, je vous annonce officiellement mon ÉNORME coup de cœur pour ce livre. Cette jeune auteure mérite d’être connue et je vous recommande fortement la lecture de son livre, un « petit » bijou de presque trois cent pages.

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Le Mage de la Montagne d’Or d’Alexandre Lévine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Avril 2011

344 pages

Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres.

Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak contre celui qu’elle assure être son père. L’offre est tentante, mais qui est vraiment Astarya ? Le roi s’apprête-t-il à introduire dans son palais une alliée ou bien une vipère au service de Wärsani ? Astarya ne le cache pas : c’est la vie du roi qui est en jeu. Et insensiblement, les forces des Ténèbres commencent déjà à étendre leur emprise sur le royaume.

« Le Mage de la Montagne d’or » est un roman fantastique écrit par Alexandre Lévine et publié aux éditions Artalys. Nous sommes plongé dans un monde de légendes et l’histoire commence au pays du Tourpana. Là, le roi Yssourak règne sur son royaume, bien entouré par de nombreuses concubines. Un jour, un mage nommé Wärsani fait son apparition au palais et demande qu’on lui cède Kanashka, la favorite du roi. Celui-ci refuse, mais dans la nuit, elle est enlevée. Quelques jours après, une jeune femme rend visite au roi, prétendant s’appeler Astarya et être la fille de ce mage, dont elle veut protéger le Tourpana du sinistre dessein …

Je découvre avec ce roman la maison d’édition Artalys et je dois dire que je ne suis pas déçue. Le livre en tant qu’objet est très plaisant à regarder avec une sublime illustration d’Elie Darco que je félicite pour son travail. Ensuite, quand on tourne les pages, on voit que le papier est de qualité et assez épais. Il s’agit d’ailleurs de papier certifié FSC, un très bon choix de l’éditeur qui a choisi de respecter l’environnement grâce à un papier issu de forêts gérées durablement. La mise en page est simple et claire. Bref, dès le premier coup d’œil la forme est plaisante et je peux vous dire que le fond l’est tout autant.

Pour commencer, le style de l’auteur m’a plu dès les premières pages. Je l’ai trouvé très poétique, rendant ce qui est écrit très beau, sans pour autant que ça devienne lourd. En effet, tout est léger et simple, très agréable à lire. Les descriptions sont claires et nous permettent de bien nous représenter les différents lieux du roman du premier coup, de même pour les personnages. Un gros point positif selon moi.

Les lieux dans lesquels ce livre nous mène sont tous plus enchanteurs les uns que les autres. La Montagne d’Or, malgré un coté sombre, est sublime à découvrir, toutes ces salles, ces escaliers, c’est un lieu qui ne m’a vraiment pas laissée indifférente. Le Tourpana et sa région environnante, les abords de la Montagne d’or, sont autant de lieux décrits à la perfection qui donnent envie d’être découverts.

L’intrigue et son coté légendaire, mythique, m’a vraiment émerveillée. L’histoire est agrémentée par des personnages hauts en couleurs et en personnalité. Bien qu’au premier abord la trame pourrait paraitre simple, elle ne l’est pas du tout et on s’en rend bien compte à le lecture du roman.

En ce qui concerne les personnages, je me suis énormément attachée à Astarya. Bien qu’au début on ne sais pas vraiment de quel coté elle se trouve, on ne peut que l’apprécier. C’est une jeune femme à la double personnalité, à la fois immortelle et humaine. Ses pouvoirs exceptionnels et originaux la rende puissante mais ne suppriment pas son coté sympathique. Plus le roman avance, plus on s’attache à elle pour la découvrir réellement à la fin de l‘histoire. C’est à ce moment là qu’on comprend pourquoi malgré un premier abord à craindre, on s’est attaché à elle tout au long du roman.

Kanashka, quant à elle est une vraie battante et ne se laisse jamais abattre sur son sort, elle a une forte personnalité et est très attachée à son souverain. Yssourak est un roi mais avant tout un homme qui aime la présence de nombreuses femmes dans son palais. Il gouverne son pays avec honneur et ne recule pas devant les obstacles, tout au long du roman. Il va même jusqu’à risquer sa vie pour le Tourpana.

Le roman est traité de façon très sensuelle sans devenir obscène. Au contraire, l’amour et les rapports sexuels sont traités de façon poétique, douce. C’est un agrément au roman que j’ai beaucoup apprécié car il a été très bien traité et à ajouté une touche d’érotisme à cette histoire digne des plus belles légendes. Tout parait naturel et ce coté sensuel m’a totalement séduite.

La fin du roman et ses derniers chapitres m’ont subjugués. Ce sont mes meilleurs moments passés en compagnie de ce livre. L’action est bien décrite et construite. On en apprend beaucoup sur les personnages à ce moment de notre lecture mais aussi sur ce monde, cet univers.

Pour conclure, ce livre m’a énormément touchée, j’étais très triste de devoir quitter l’univers enchanteur créé par l’auteur et ses personnages. Je conseille ce livre à tous car il mêle à la perfection son intrigue, les actions, le fantastique et ce avec une touche de sensualité qui embelli le roman. En un mot, ce livre m’a complètement émerveillée. J’ai été conquise et c’est sans aucun doute que je le nomme comme l’un de mes coup de cœur !

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Je remerçie beaucoup les Editions Artalys pour ce premier partenariat qui m’a enchantée.

Beyonders : Vers l’Autre Monde de Brandon Mull

Écrit par Brandon Mull • Paru en Avril 2012

548 pages

Jason, jeune américain de 14 ans, est un beyonders : il vient de la Terre et est arrivé dans un autre monde par un portail magique. Cherchant un moyen de rentrer chez lui, il découvre que ce monde magique est dirigé par le cruel sorcier Maldor et comprend que le seul moyen de rejoindre la Terre est de vaincre cet empereur despote. Il rencontre alors des opposants à Maldor prêts à l’aider dans sa quête semée d’embûches.

« Beyonders : Vers l’Autre Monde » est le premier tome de la nouvelle saga de Brandon Mull. Tout d’abord, nous rencontrons Jason, l’un des personnages principaux du roman, dans le cadre de sa vie quotidienne. Par le plus grand des hasards et de façon assez incongrue, il se retrouve envoyé dans un autre monde nommé Lyriam. En cherchant un moyen de rentrer chez lui, il lui arrive quelque chose qui le pousse à accomplir une quête dans ce nouveau monde qu’il n’a pas d’autre choix que d’accepter …

Je vais commencer par le coté esthétique du livre car je le trouve très travaillé. Une couverture avec un titre et des écritures en reflet doré, une illustration à la fois belle et inquiétante, des débuts de chapitres décorés par des ornements en rappel avec la quatrième de couverture … On voit qu’il y a eu un gros travail sur la forme pour embellir le fond. Dès le premier coup d’œil, on ne peut qu’adhérer à ce livre à l’aspect très original.

L’histoire est introduite par un prologue d’une dizaine de pages qui m’a totalement intriguée, plus de doutes après sa lecture, il me fallait continuer ce roman de ce pas. J’ai beaucoup apprécié cet avant-gout de l’histoire, traité par un retour dans le passé qui permet au lecteur de tout de suite vouloir continuer sa lecture, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire.

Dès le début, j’ai réussis à m’introduire dans l’histoire pour y prendre part. Un énorme point positif qui est dû à un choix de l’auteur que je trouve judicieux. En effet, il y a deux personnages principaux, un jeune garçon et une jeune fille : Jason et Rachel. De ce fait, je pense que les lectrices s’attachent beaucoup à Jason mais s’identifient à Rachel et vice versa. En tout cas c’est-ce que j’ai ressentit et je pense ne pas être la seule dans ce cas.

Pour continuer sur les personnages, comme dit précédemment, je les ai beaucoup aimés dès le départ. Nous apprenons à connaitre ce nouveau monde pas à pas et en même temps qu’eux. Ils évoluent beaucoup tout au long du roman, grandissant avec les épreuves qu’ils doivent vivre. Comme ils ne se connaissaient pas avant leur rencontre dans le roman, ils doivent apprendre à se découvrir et à s’unir complètement pour affronter les dangers. Au début c’est un peu difficile mais une complicité les uni rapidement, ce qui rend leur relation très crédible.

Le monde créé par Brandon Mull est à la fois original et agréable à découvrir. La plupart des lieux ont leur part de mystère et de sympathie. On se les représente très facilement sous la plume de l’auteur qui nous les décrit ni trop profondément ni trop légèrement. Le juste milieu est respecté, ce qui n’est que plus appréciable. La plume de Brandon Mull est très fluide et légère, nous laissant découvrir cette histoire de façon claire et précise.

L’histoire quant à elle est parfaitement construite, les actions s’enchainent et entre elles, les « périodes de répits » servent à nous apprendre de nouvelles informations sur la quête. L’élément déclencheur de celle-ci est également très bien décrit et raconté par l’auteur, à un tel point qu’on ne peut qu’adorer son style.
Par contre, la seule chose qui m’a un peu surprise dans ce roman c’est la façon dont Jason entre à Lyriam. Je pense qu’il y avait beaucoup d’autres façons de la rendre originale sans tomber dans l’étrange à ce point, mais après ce n’est que mon point de vue, peut être certains ont trouvé cette entrée réussie, moi j’ai été assez septique. Comme ça ne prend pas une grande importance dans l’histoire, on oublie vite ce petit « craquage » de l’auteur.

A part ça, les rebondissements sont présents et mêlés à de nombreuses rencontres, ce qui rend l’histoire très vivante et variée. La fin et donc le dénouement de toute cette première partie de l’histoire m’a complètement soufflée. Je ne me serais jamais attendue à ce qui nous est révélé. Jusqu’au bout, le suspense est présent, et jusqu’au bout on ne peut pas s’attendre aux révélations qui nous sont dévoilées.

Les quelques dernières pages m’ont surprise, on croirait presque que l’histoire va se finir dans ce tome mais ensuite on se rend compte dans les dernières lignes qu’il n’en est rien, l’histoire va bel et bien continuer et ce pour mon plus grand plaisir !

Pour conclure, cette trilogie commence donc très bien. L’action est présente, les personnages sont attachants et la suite nous promet encore bien des péripéties. En bref, ce fut une lecture très agréable à laquelle j’avais beaucoup de mal de décrocher. Je n’arrivais pas à stopper ma lecture tellement j’étais accrochée à l’histoire. Je vous la recommande grandement, vous ne pouvez pas être déçu ! Pour moi ça a été un coup de cœur.

Coup de coeur

Je remercie énormément les éditions Nathan qui ne cessent de me faire découvrir leurs très bon romans !