L’Héritier du Temple de José Luis Corral

Écrit par José Luis Corral • Paru en Novembre 2012

480 pages

Ophelin élevé par le compte d’Empuries, Jacques de Castelnou est sans doute le seul à ignorer pourquoi il a été choisi par les Templiers. Pourtant,lorsqu’il débarque à Saint-Jean-d’Acre, où les chevaliers du Christ vivent leurs dernières heures en Terre sainte, Castelnou commence à assumer son statut d’élu. Guerrier intrépide, fin bretteur, d’une pureté sans faille, le jeune héros sera dès lors de tous les combats, la tentative conjointe des chrétiens, des Mongols et des Arméniens pour en finir avec l’Islam, à la mort de Jacques de Molay sur le bûcher de Philippe le Bel.

« L’héritier des Templiers » de Jean Luis Corral est un roman historique qui par l’intermédiaire d’un personnage fictif : Jacques de Castelnou nous fait vivre les dernières années des templiers, de la perte de Saint Jean d’Acre en terre sainte à la fin de l’ordre. A travers ce chevalier templier, l’auteur nous mène dans les vestiges du Temple, nous permettant d’apprendre à connaître ses règles, ses membres et son fonctionnement en même temps que la vie et les aventures du personnage principal.

Au début de ma lecture, je trouvais que l’auteur avait un style trop historique et pas assez romancé à mon goût et je me suis dit que ce pavé de presque 500 pages allait être longuet si cela continuait ainsi. Au final, après la découverte des deux trois premiers chapitres, je me suis vraiment intégrée à son style qui devenait plus fluide et attrayant pour le lecteur, ce qui fait que j’ai pu continuer ma lecture avec un certain engouement.

Je me suis vraiment attachée à Jacques de Castelnou au fil de ce roman. Son dévouement pour le temple m’a vraiment rendu très admirative. L’auteur à réussi à me montrer l’idéologie des templiers, leur foi inébranlable et leur attachement à leur tâche divine : la défense de la Chrétienté. Comme on partage son quotidien, depuis son entrée au temple jusqu’à la fin de sa vie, on le vois beaucoup évoluer. Il passe d’un statut de jeune novice à son entrée au temple à un statut d’homme réputé dans l’ordre parce qu’influant de par sa sincérité.

En ce qui concerne l’histoire, elle est retranscrite de façon claire, ce qui permet aux lecteurs (expérimentés ou non) de s’y retrouver dans les dates, les lieux, les « institutions » de l’ordre. Les trois cartes publiées avant le commencement du roman constituent une aide précieuse qui aide également à bien comprendre. Parmi ceux-ci, il y a un plan de Jérusalem, un de Saint-Jean d’Acre ainsi qu’un plan des forteresses templières de terre sainte. On peut donc s’y référer au cours de notre lecture afin de bien cibler les lieux où celle-ci se déroule.

Bien que l’histoire ne soit pas modifiable, j’ai trouvé que l’auteur réussissait tout de même à agrémenter le roman d’un certain suspense, notamment grâce à Castelnou. J’ai apprécié la diversité des lieux, des personnages ce qui a agrémenté le roman d’une certaine touche de diversité.

Pour conclure, ce livre historique possède des atouts indéniables : un auteur qui connaît très bien son sujet et le retranscrit avec un soucis de la vérité appréciable, un personnage principal fictif qui permet de vivre l’histoire à travers un homme qu’on apprend à connaître petit à petit, et un lecteur qui termine sa lecture en ayant appris beaucoup de choses. Le seul point négatif de ce roman c’est qu’il faut quelques chapitres à l’auteur pour que son style deviennent plus romancé et donc emplit de suspense et encore, car on oublie vite ce petit détail. J’ai été très surprise par ce livre car je ne m’attendais pas à autant l’apprécier. Si un jour j’ai l’occasion de lire un autre roman historique de l’auteur il est évident que je serais très emballée !

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Merci aux éditions HC pour ce premier partenariat.

Athéa ou la colère d’un roi de Karin Hann

Écrit par Karin Hann • Paru en 2010

460 pages

Althéa, orpheline, est élevée par les époux Fouquet. Nicolas Fouquet, alors surintendant des Finances de Louis XIV, est l’homme le plus riche et le plus influent du royaume. L’enfant grandit à Vaux-le-Vicomte, entourée de tous les artistes et hommes de lettres que compte le siècle. Le point culminant de cette existence heureuse et raffinée sera la fête que donne Fouquet en l’honneur du Roi au cours du mois d’août 1661. Ce dernier s’offusque de tant de munificence et fait arrêter son ministre. Alors commence pour celui-ci la descente aux enfers : un procès honteux et la réclusion à perpétuité. Althéa, devenue une femme, tente alors le tout pour le tout afin de faire libérer son père adoptif, aidée en cela de Mergenteuil, dont elle est éprise. Ordre des Templiers ou secret du Masque de fer. Ils découvrent ensemble la trame d’un vaste complot…

« Althéa ou la colère d’un roi » de Karin Hann est le premier roman de l’auteure. Ce roman historique raconte l’histoire de Nicolas Fouquet, surintendant des finances au début du règne de Louis XIV trahit par la jalousie et l’orgueil de son roi. Cette histoire se vit par l’intermédiaire de celle de sa nièce qu’il a toujours considéré comme sa propre fille, Althéa de Braban-Valloris orpheline dès sa naissance et recueillie par le vicomte Fouquet. Deux destins liés mais séparés par la colère d’un roi. Entre trahisons et détermination, Althéa ne baissera jamais les bras pour tenter d’aider son oncle …

Le roman commence par la naissance d’Althéa et la mort de sa mère qui n’a pas survécu à l’accouchement et au choc d’avoir appris la mort de son mari. Althéa est donc recueillie chez son oncle Fouquet qui rendra son enfance heureuse. Le livre commence donc par un évènement difficile, ce qui donnera le ton de toute l’histoire, mêlée de tant d’épreuves.

J’ai vraiment adoré ce livre grâce à son accent sur un personnage important de l’histoire de France : Fouquet, et le fait qu’on ne vive pas l’histoire à travers lui mais par Althéa et son combat pour son oncle. La diversité des lieux est agréable et rend le livre encore plus vivant, nous laissant nous imaginer la beauté et la particularité de chaque endroit de l’époque. Le petit plus à été sans aucun doute les éléments fictifs et le fait que ceux-ci soient connus dans l’Annexe du livre, afin de bien se rendre compte, à la fin de notre lecture des points non historiques pour ne pas se mélanger entre la fiction et la réalité des faits. Nous permettant, par la même occasion de compléter notre culture générale.

Le personnage d’Althéa est très travaillé, on la voit grandir et se forger un caractère par les épreuves que la vie lui fait subir. La pauvre n’a vraiment aucun répit car chaque petit bonheur se trouve suivi de nouvelles désillusions. Très déterminée, elle n’hésitera pas une seconde de risquer sa vie pour sauver celle de son cher Fouquet. Sa personnalité est très touchante, tout comme sa spontanéité. On s’attache donc beaucoup à elle mais également à son oncle, avec lequel elle avait tissé des liens très forts dans son enfance et qu’elle considèrera comme un père. J’ai dévoré  ce livre du début à la fin très rapidement et je ne me suis pas ennuyé une seconde. On veut toujours savoir ce qu’il va se passer, quels vont être les prochains rebondissements et on est vraiment pas déçu.

Un livre mêlant à la perfection éléments historiques, fictifs et les histoires d’amour. Redonnant au vicomte Fouquet toute la grandeur que son destin lui à injustement enlevé, ce livre est une petite merveille qui nous apprend beaucoup sur l’époque du Roi Soleil, sur la Cour et sur le pouvoir absolu. Nous faisant réfléchir sur le fait qu’il suffit à une personne de posséder la haine ou la jalousie pour détruire complètement la vie d’un autre. Pour quelqu’un qui comme moi est une grande amatrice de roman historiques, ce livre est sans contestations, un chef d’œuvre qu’il faut absolument avoir lu.

Je précise aussi que le livre nous invite également à nous plonger dans un autre mystère de l’histoire de France, celui du masque de fer.

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