Le Grimoire de Narantewé d’Alexandre Levine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Mai 2012

453 pages

Ancien contorsionniste et voleur, Kerèntsil mène une paisible et secrète existence quand il reçoit la visite d’Astarya. Cette immortelle, ex-reine du Tourpana venue vivre incognito dans sa cité, lui demande son aide. Le grimoire écrit par son frère Narantewé, contenant toutes ses insurpassables connaissances en magie, a été dérobé. Et s’il prenait la direction des belliqueux Pays d’Orient, l’équilibre du monde serait menacé. Kerèntsil accepte de commencer l’enquête, sans imaginer qu’elle le fera croiser aussi bien Tseag-hua, le plus inquiétant des tyrans orientaux, que Laraouña, la déesse de l’amour. Et sans imaginer à quel point les épreuves traversées le changeront.

« Le Grimoire de Narantewé » est un roman fantasy écrit par Alexandre Levine. Il s’agit en quelque sorte d’une suite des aventures de « le Mage de la Montagne d’Or » bien que les deux romans puissent se lire totalement indépendamment l’un de l’autre puisque chacun à une fin bien définie. Ce roman se déroule chronologiquement après « le Mage de la Montagne d’Or ». Nous y retrouvons certains des personnages principaux mais la nouveauté dans ce livre c’est qu’il est écrit à la première personne par un nouveau protagoniste prénommé Kerèntsil. C’est un ancien voleur qui vit maintenant dans le plus grand confort grâce à ces méfaits passés. Un jour, Astarya vient à lui pour lui demander si il accepte de l’aider elle et son frère Narantewé, à retrouver un Grimoire que ce dernier à lui-même écrit. Il renferme des centaines d’années de savoir magique et il serait dangereux qu’il tombe entre les mains des prêtres Orientaux qui sont en quête de l’immortalité. Kerèntsil accepte, sans se douter que cette grande aventure va changer sa vie.

Dans cette seconde lecture de l’auteur, j’ai retrouvé la plume enchanteresse et poétique que j’avais tant apprécié dans « le Mage de la Montagne d’Or ». Alexandre Levine a vraiment le don de vous transporter dans ses écrits de manière délicate et douce, tout en restant très naturel. Les quelques métaphores du cru de l’auteur sont vraiment très belles et contribuent à la magie de ce roman.

Autre point à ajouter, l’auteur réexplique les passages qui pourraient ne pas être compris par ceux qui n’ont pas lu le précédant livre, donc n’ayez crainte, vous vous y retrouverez facilement. De plus, je trouve que c’est une bonne chose si on lit ce livre longtemps après le précédant puisqu’il nous remémore les points clés de l’histoire et facilite ainsi notre compréhension.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la précédente histoire de l’auteur mais aussi que j’en ai découvert beaucoup d’autres, notamment Kerèntsil qui en est le narrateur. C’est un homme d’âge mur mais qui est très en forme. Ayant été contorsionniste dans sa jeunesse, il entretient son corps, ce qui lui permet de rester endurant et agile, des qualités qui lui servirons à mainte reprise durant sa quête du Grimoire. C’est un personnage attachant mais envers lequel on a un certain recul étant donné que c’est lui qui raconte l’histoire.

Astarya quant à elle n’a pas vraiment changée, je la retrouve pour mon plus grand plaisir car c’était un personnage qui m’avait marqué. Narantéwé fait évidement parti de ce roman puisque le Grimoire lui appartient. J’ai appris à mieux le connaitre et au début du roman je me suis rapprochée de lui mais j’avoue qu’a la fin par certains actes ou manquements, je me suis un peu éloignée de lui, intrigue oblige. Sa fille, Menoulka tient elle aussi un rôle très important dans ce roman, au même titre que Kerentsil. C’est un personnage qui arrive à nous surprendre par sa personnalité et son caractère qui évoluent.

Les dieux prennent une place plus importante dans ce roman puisque l’élixir d’immortalité les concerne et qu’ils veulent le protéger. Au début ils n’interviennent qu’indirectement mais plus le roman avance, plus ils sont présent par l’intermédiaire de Laraouna, déesse de l’amour, qui vient en aide à Astarya et Kerèntsil. J’ai beaucoup apprécié cette divinité car elle se rapproche de plus en plus des humains pour finalement les comprendre. Elle a ajouté une touche de féminité à certains passages du roman, ce que je n’ai pu qu’apprécier.

J’ai trouvé que cette histoire était beaucoup plus riche en action que la précédente. Elle mêle beaucoup de complots, de trahisons, de suspicions ce qui la rend très vivante et ajoute une touche de suspense supplémentaire à la base de l’histoire. Vers la fin du roman, il existes plusieurs fronts d’actions ce qui diversifie beaucoup la trame originelle de l’histoire.

L’amour est toujours l’un des thèmes fondateurs de l’histoire bien qu’il ne soit pas présent tout au long de l’intrigue, les rapports et les relations entre les personnages sont encore très présentes. Je retrouve donc dans ce livre la pointe d’érotisme qui m’avait fait apprécier le premier roman et ce avec toujours autant de tendresse et de sensualité, rendant les rapports beaux et poétiques, ce qui m’a encore une fois beaucoup touché.

Pour conclure, c’est avec émerveillement que j’ai pu retrouver la suite du Mage de la Montagne d’Or et la plume de son auteur. Je trouve ça très astucieux de reprendre la base d’une histoire précédente pour en créer une autre totalement indépendante. J’ai su apprécier la diversité de l’histoire qui mêle à la perfection les complots sans qu’on s’y perdre malgré une grande variété de personnages. Encore une fois, Alexandre Levine à su me transporter dans un autre monde très poétique, pour mon plus grand bonheur. Que vous ayez lu « Le Mage de la Montagne d’Or » ou pas, je vous le recommande !

belle-decouverte

Merci aux éditions Artalys pour ce partenariat.

 

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Le Mage de la Montagne d’Or d’Alexandre Lévine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Avril 2011

344 pages

Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres.

Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak contre celui qu’elle assure être son père. L’offre est tentante, mais qui est vraiment Astarya ? Le roi s’apprête-t-il à introduire dans son palais une alliée ou bien une vipère au service de Wärsani ? Astarya ne le cache pas : c’est la vie du roi qui est en jeu. Et insensiblement, les forces des Ténèbres commencent déjà à étendre leur emprise sur le royaume.

« Le Mage de la Montagne d’or » est un roman fantastique écrit par Alexandre Lévine et publié aux éditions Artalys. Nous sommes plongé dans un monde de légendes et l’histoire commence au pays du Tourpana. Là, le roi Yssourak règne sur son royaume, bien entouré par de nombreuses concubines. Un jour, un mage nommé Wärsani fait son apparition au palais et demande qu’on lui cède Kanashka, la favorite du roi. Celui-ci refuse, mais dans la nuit, elle est enlevée. Quelques jours après, une jeune femme rend visite au roi, prétendant s’appeler Astarya et être la fille de ce mage, dont elle veut protéger le Tourpana du sinistre dessein …

Je découvre avec ce roman la maison d’édition Artalys et je dois dire que je ne suis pas déçue. Le livre en tant qu’objet est très plaisant à regarder avec une sublime illustration d’Elie Darco que je félicite pour son travail. Ensuite, quand on tourne les pages, on voit que le papier est de qualité et assez épais. Il s’agit d’ailleurs de papier certifié FSC, un très bon choix de l’éditeur qui a choisi de respecter l’environnement grâce à un papier issu de forêts gérées durablement. La mise en page est simple et claire. Bref, dès le premier coup d’œil la forme est plaisante et je peux vous dire que le fond l’est tout autant.

Pour commencer, le style de l’auteur m’a plu dès les premières pages. Je l’ai trouvé très poétique, rendant ce qui est écrit très beau, sans pour autant que ça devienne lourd. En effet, tout est léger et simple, très agréable à lire. Les descriptions sont claires et nous permettent de bien nous représenter les différents lieux du roman du premier coup, de même pour les personnages. Un gros point positif selon moi.

Les lieux dans lesquels ce livre nous mène sont tous plus enchanteurs les uns que les autres. La Montagne d’Or, malgré un coté sombre, est sublime à découvrir, toutes ces salles, ces escaliers, c’est un lieu qui ne m’a vraiment pas laissée indifférente. Le Tourpana et sa région environnante, les abords de la Montagne d’or, sont autant de lieux décrits à la perfection qui donnent envie d’être découverts.

L’intrigue et son coté légendaire, mythique, m’a vraiment émerveillée. L’histoire est agrémentée par des personnages hauts en couleurs et en personnalité. Bien qu’au premier abord la trame pourrait paraitre simple, elle ne l’est pas du tout et on s’en rend bien compte à le lecture du roman.

En ce qui concerne les personnages, je me suis énormément attachée à Astarya. Bien qu’au début on ne sais pas vraiment de quel coté elle se trouve, on ne peut que l’apprécier. C’est une jeune femme à la double personnalité, à la fois immortelle et humaine. Ses pouvoirs exceptionnels et originaux la rende puissante mais ne suppriment pas son coté sympathique. Plus le roman avance, plus on s’attache à elle pour la découvrir réellement à la fin de l‘histoire. C’est à ce moment là qu’on comprend pourquoi malgré un premier abord à craindre, on s’est attaché à elle tout au long du roman.

Kanashka, quant à elle est une vraie battante et ne se laisse jamais abattre sur son sort, elle a une forte personnalité et est très attachée à son souverain. Yssourak est un roi mais avant tout un homme qui aime la présence de nombreuses femmes dans son palais. Il gouverne son pays avec honneur et ne recule pas devant les obstacles, tout au long du roman. Il va même jusqu’à risquer sa vie pour le Tourpana.

Le roman est traité de façon très sensuelle sans devenir obscène. Au contraire, l’amour et les rapports sexuels sont traités de façon poétique, douce. C’est un agrément au roman que j’ai beaucoup apprécié car il a été très bien traité et à ajouté une touche d’érotisme à cette histoire digne des plus belles légendes. Tout parait naturel et ce coté sensuel m’a totalement séduite.

La fin du roman et ses derniers chapitres m’ont subjugués. Ce sont mes meilleurs moments passés en compagnie de ce livre. L’action est bien décrite et construite. On en apprend beaucoup sur les personnages à ce moment de notre lecture mais aussi sur ce monde, cet univers.

Pour conclure, ce livre m’a énormément touchée, j’étais très triste de devoir quitter l’univers enchanteur créé par l’auteur et ses personnages. Je conseille ce livre à tous car il mêle à la perfection son intrigue, les actions, le fantastique et ce avec une touche de sensualité qui embelli le roman. En un mot, ce livre m’a complètement émerveillée. J’ai été conquise et c’est sans aucun doute que je le nomme comme l’un de mes coup de cœur !

coup-de-coeur

Je remerçie beaucoup les Editions Artalys pour ce premier partenariat qui m’a enchantée.