Les Sortilèges de la Cité Perdue de Preston & Child

Écrit par Preston & Child • Paru en 2012

500 pages


Depuis que les parents de Nora Kelly sont morts, le ranch familial a été laissé à l’abandon. Un soir, elle s’y rend et découvre la maison saccagée quand, soudain, une étrange créature velue, tenant autant de l’homme que de l’animal, lui saute dessus en lui réclamant la lettre. Heureusement, une voisine réussit à mettre en fuite l’agresseur…
Avant de partir, Nora découvre une lettre écrite il y a quinze ans par son père, alors en quête de Quivira, la légendaire cité de l’or, dont il confirme l’existence et la localisation.
Nora, stagiaire à l’Institut archéologique de Santa Fe, parvient à convaincre le patron de l’Institut de financer une expédition archéologique pour mettre au jour Quivira, la cité perdue des Indiens anasazis.
Nora prend la tête de l’expédition. Mais au fur et à mesure que son équipe approche du but, elle est confrontée à l’horreur et à la mort.

« Les Sortilèges de la Citée Perdue » est un thriller écrit par Preston & Child. L’histoire se base sur une quête archéologique, celle d’une citée Anasazi légendaire. Nora Kelly, qui travaille à l’Institut de Santa Fe, découvre une lettre de son défunt père donnant des indices sur la localisation de la cité, mais cette dernière à t’elle jamais existé ? Son combat pour cette découverte archéologique pourrait bien la perdre, elle et son équipe.

Ce livre commence plutôt bien, les premiers chapitres sont emprunts de mystère et on a hâte de découvrir l’histoire Anasazi et la légendaire citée perdue. Seulement, une fois l’effet découverte des premiers chapitres passée, il faut bien avouer que l’histoire est d’un calme plat jusqu’à la bonne moitié du roman ce qui m’a un peu refroidie. J’ai même failli abandonner ma lecture à environ 150 pages, tellement je trouvais cette histoire monotone. C’est bien simple, j’avais l’impression qu’il ne se passait absolument rien de bien intéressant et surtout que l’histoire n’avançait pas.

Pour ce qui est du coté thriller du roman je ne l’ai pas trouvé bien développé. Je suis pourtant ce qu’on peut nommer une âme sensible et il ne me faut pas grand-chose en temps normal pour avoir des frissons. Or là, je n’ai pas beaucoup ressentit de peur et pas plus que ça à la fin alors que c’est le moment de l’histoire où il se passe le plus de choses.

En ce qui concerne les personnages, Nora bien qu’elle soit le personnage principal du roman n’a pas réussit à me marquer et au final je me rends compte que je ne me suis pas vraiment attachée à elle. J’ai aimé son coté affectif vis-à-vis de son père, sa détermination à trouver la cité et son esprit de battante quand il s’agissait de mener l’expédition. Le fait qu’elle était prête à tout pour que son projet soit subventionné mais malgré ça j’ai trouvé le style trop impersonnel vis-à-vis d’elle qui fait qu’on ne s’identifie pas à son personnage, on observe, on apprécie mais on ne crée pas de liens. J’ai donc un ressentit assez étrange la concernant.

Les personnages secondaires quand à eux ne m’ont guère plus marqué. Mis à part Sloane dont le caractère et le vécu m’a plus, ça je dois bien le reconnaitre. La mort de certains personnages, ce qui peut leur arriver de terrible tout au long du roman ne m’a pas affectée plus que ça puisque je n’étais pas proche d’eux. Dommage, car peut être que des personnages proches du lecteur auraient pu rendre ce livre plus vivant.

La base de l’histoire est quant à elle assez intéressante : une citée perdue, des archéologues visant la découverte du siècle, l’aventure pour réussir leur objectif. C’est grâce à cette base que je me suis malgré tout décidée à terminer ma lecture. Le coté archéologique est très intéressant et on voit que les auteurs ont effectué des recherches pour écrire leur livre qui repose sur ce coté historique, sur les découvertes.

A part ça, j’ai trouvé qu’il manquait du rythme à ce roman. Pour moi, un bon thriller est un roman qui vous prend aux trippes, vous fait frissonner durant votre lecture pourtant ce livre n’a pas réussis à me faire vibrer et à m’impressionner. Le suspense n’est pas assez prenant et la fin vient trop lentement, ce qui fait que je me suis ennuyée pendant la moitié de ma lecture, ce qui est vraiment regrettable.

Pour finir sur une note positive, j’ai quand même trouvé que la fin rattrapait le vide du milieu du roman même si elle ne nous le fait pas totalement oublier. Elle est plus rythmée, plus prenante et le dénouement réussit à nous faire réfléchir sur tout ce que Nora à vécu pendant cette histoire. Un retour en arrière qui permet de mieux apprécier certains moments car on les comprend mieux suite à cette fin.

En bref, un livre beaucoup trop long et trop plat. Malgré quelques aspects positifs il faut avouer que le négatif l’emporte car le but principal du thriller est de vous faire frémir et là ce livre ne remplit pas, à mon point de vue, cette nécessité. Dommage car le fond était intéressant. Je m’attendais à mieux et je suis assez déçue de cette lecture. Je possède un second livre de ces auteurs que j’ai envie de lire bientôt pour voir si il me correspond plus et me faire une opinion sur leur écriture avec deux lectures.

Merci aux éditions L’archipel pour ce partenariat.

Les Cités des Anciens Tome 3 La Fureur du Fleuve de Robin Hobb

Écrit par Robin Hobb • Paru en Juin 2012

350 pages

Dans ce troisième volume, les tensions se nouent et s’accentuent.
Graffe prétend plus que jamais régenter le groupe et se heurte à la révolte de Thymara, qui n’accepte pas qu’on lui dicte sa conduite ; Sédric, après avoir volé le sang du petit dragon cuivré, tombe malade et constate avec effroi d’étranges modifications chez lui ; Leftrin découvre enfin l’agent de son maître-chanteur et se trouve désormais face à un choix terrible ; et Mise doit, elle aussi, décider entre son amour pour le capitaine et sa vie de femme mariée.

« La Fureur du Fleuve » est le troisième tome de la série « Les Cités des Anciens » de Robin Hobb. Dans ce livre, nous continuons les aventures des gardiens, des dragons, de l’équipage du Mataf et d’Alise. Chacun vaque à ses occupations habituelles sans se douter qu’il y a tout un tas d’affaires cachées au sein même de ce groupe qui paraissait si uni. Sédric continue son trafic, ce qui lui joue des tours. Le capitaine Leftrin quant à lui découvre qu’un membre de son équipage tient à le faire chanter et doit faire des choix par amour et par fierté et Alise quant à elle s’émancipe toujours plus, étant sur la bonne voie pour devenir une aventurière. Quand l’univers des eaux acides joue des tours à nos protagonistes, l’histoire peut continuer …

Ce tome est sans conteste la continuité de cette série que j’adore. L’ambiance reste la même : des lieux inaccueillants et pourtant une intrigue complexe qui vous tiens en haleine sans pour autant multiplier les actions, avec Robin Hobb, tout est dans la finesse des complots, des non-dits et des pensées des personnages quand ils se retrouvent face à eux même et à leurs choix.

Comme je l’avais certainement déjà dit dans l’un de mes précédents avis sur les autres tomes, les personnages sont vraiment l’atout de cette série. Leur évolution au fil des tomes est flagrante mais tout reste très naturel et possible car les changements s’opèrent au fil des pages et selon les péripéties auxquelles ceux-ci sont confrontés

Dans ce tome, j’ai apprécié de retrouver l’Alise simple et un peu naïve des autres livres, mais surtout son évolution. Elle devient une battante et une « presque » vraie aventurière. Je trouve son évolution judicieuse car Alise n’en devient que plus attachante.

Ensuite, j’ai retrouvé un certain attachement à Sédric, perdus dans le tome deux à cause de ses actes que je ne cautionnais pas. A présent, même si je ne réussis toujours pas à le porter dans mon cœur, je me rends compte que ce tome et surtout la fin lui rend un peu de son allure.

En ce qui concerne les gardiens, leurs personnalités mais surtout leurs mœurs évoluent et ce aux dépend de Thymara qui perd ses repères. Elle ne sait pas si elle doit continuer à vivre avec les lois qui lui ont été apprises à sa naissance ou si elle doit, comme les autres, revendiquer ses droits en tant qu’humaine.

Le style de l’auteure est toujours aussi prenant et envoutant, ce n’est pourtant pas un petit livre et je n’ai pas pour habitude de lire vite et pourtant je l’ai dévoré en très peu de temps. Je suis encore une fois émerveillée par cette prestance de l’auteur dans les mots qu’elle utilise. Tout est fluide et tellement naturel qu’on ne voit pas les pages défiler, je crois que c’est l’atout le plus envoutant de ce livre et de cette auteure.

La fin de ce tome annonce de grands changements pour les suivants car la situation est modifiée du tout au tout, suite à un grand bouleversement. Le suspense de cette fin était tellement insupportable, que j’ai finis les 150 dernières pages du roman d’une traite, sans pouvoir m’arrêter. C’est sans contexte les pages que j’ai le plus appréciées de ce tome même si elles m’ont laissé entrevoir un léger défaut à ce tome : en effet, bien que pleine de rebondissements, cette fin m’a laissée sur ma faim ! C’est pourquoi j’attends le prochain tome avec une impatience que je peux difficilement cacher.

Pour conclure, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé l’équipée de ce livre durant ma lecture que j’ai trouvé beaucoup trop courte à mon gout ! Les personnages évoluent, on se rapproche de plus en plus d’eux. Chaque action à son importance dans ce roman et tout est lié avec merveille. La fin me laisse un gout de trop peu, j’en aurais voulu encore plus mais pour cela il me suffit juste d’attendre le prochain tome. Inutile de préciser que mon coup de cœur pour cette série a continué avec ce tome !

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Merci aux Éditions J’ai lu pour ce partenariat et au forum Mort Sure de Lecture.

Le Grimoire de Narantewé d’Alexandre Levine

Écrit par Alexandre Lévine • Paru en Mai 2012

453 pages

Ancien contorsionniste et voleur, Kerèntsil mène une paisible et secrète existence quand il reçoit la visite d’Astarya. Cette immortelle, ex-reine du Tourpana venue vivre incognito dans sa cité, lui demande son aide. Le grimoire écrit par son frère Narantewé, contenant toutes ses insurpassables connaissances en magie, a été dérobé. Et s’il prenait la direction des belliqueux Pays d’Orient, l’équilibre du monde serait menacé. Kerèntsil accepte de commencer l’enquête, sans imaginer qu’elle le fera croiser aussi bien Tseag-hua, le plus inquiétant des tyrans orientaux, que Laraouña, la déesse de l’amour. Et sans imaginer à quel point les épreuves traversées le changeront.

« Le Grimoire de Narantewé » est un roman fantasy écrit par Alexandre Levine. Il s’agit en quelque sorte d’une suite des aventures de « le Mage de la Montagne d’Or » bien que les deux romans puissent se lire totalement indépendamment l’un de l’autre puisque chacun à une fin bien définie. Ce roman se déroule chronologiquement après « le Mage de la Montagne d’Or ». Nous y retrouvons certains des personnages principaux mais la nouveauté dans ce livre c’est qu’il est écrit à la première personne par un nouveau protagoniste prénommé Kerèntsil. C’est un ancien voleur qui vit maintenant dans le plus grand confort grâce à ces méfaits passés. Un jour, Astarya vient à lui pour lui demander si il accepte de l’aider elle et son frère Narantewé, à retrouver un Grimoire que ce dernier à lui-même écrit. Il renferme des centaines d’années de savoir magique et il serait dangereux qu’il tombe entre les mains des prêtres Orientaux qui sont en quête de l’immortalité. Kerèntsil accepte, sans se douter que cette grande aventure va changer sa vie.

Dans cette seconde lecture de l’auteur, j’ai retrouvé la plume enchanteresse et poétique que j’avais tant apprécié dans « le Mage de la Montagne d’Or ». Alexandre Levine a vraiment le don de vous transporter dans ses écrits de manière délicate et douce, tout en restant très naturel. Les quelques métaphores du cru de l’auteur sont vraiment très belles et contribuent à la magie de ce roman.

Autre point à ajouter, l’auteur réexplique les passages qui pourraient ne pas être compris par ceux qui n’ont pas lu le précédant livre, donc n’ayez crainte, vous vous y retrouverez facilement. De plus, je trouve que c’est une bonne chose si on lit ce livre longtemps après le précédant puisqu’il nous remémore les points clés de l’histoire et facilite ainsi notre compréhension.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la précédente histoire de l’auteur mais aussi que j’en ai découvert beaucoup d’autres, notamment Kerèntsil qui en est le narrateur. C’est un homme d’âge mur mais qui est très en forme. Ayant été contorsionniste dans sa jeunesse, il entretient son corps, ce qui lui permet de rester endurant et agile, des qualités qui lui servirons à mainte reprise durant sa quête du Grimoire. C’est un personnage attachant mais envers lequel on a un certain recul étant donné que c’est lui qui raconte l’histoire.

Astarya quant à elle n’a pas vraiment changée, je la retrouve pour mon plus grand plaisir car c’était un personnage qui m’avait marqué. Narantéwé fait évidement parti de ce roman puisque le Grimoire lui appartient. J’ai appris à mieux le connaitre et au début du roman je me suis rapprochée de lui mais j’avoue qu’a la fin par certains actes ou manquements, je me suis un peu éloignée de lui, intrigue oblige. Sa fille, Menoulka tient elle aussi un rôle très important dans ce roman, au même titre que Kerentsil. C’est un personnage qui arrive à nous surprendre par sa personnalité et son caractère qui évoluent.

Les dieux prennent une place plus importante dans ce roman puisque l’élixir d’immortalité les concerne et qu’ils veulent le protéger. Au début ils n’interviennent qu’indirectement mais plus le roman avance, plus ils sont présent par l’intermédiaire de Laraouna, déesse de l’amour, qui vient en aide à Astarya et Kerèntsil. J’ai beaucoup apprécié cette divinité car elle se rapproche de plus en plus des humains pour finalement les comprendre. Elle a ajouté une touche de féminité à certains passages du roman, ce que je n’ai pu qu’apprécier.

J’ai trouvé que cette histoire était beaucoup plus riche en action que la précédente. Elle mêle beaucoup de complots, de trahisons, de suspicions ce qui la rend très vivante et ajoute une touche de suspense supplémentaire à la base de l’histoire. Vers la fin du roman, il existes plusieurs fronts d’actions ce qui diversifie beaucoup la trame originelle de l’histoire.

L’amour est toujours l’un des thèmes fondateurs de l’histoire bien qu’il ne soit pas présent tout au long de l’intrigue, les rapports et les relations entre les personnages sont encore très présentes. Je retrouve donc dans ce livre la pointe d’érotisme qui m’avait fait apprécier le premier roman et ce avec toujours autant de tendresse et de sensualité, rendant les rapports beaux et poétiques, ce qui m’a encore une fois beaucoup touché.

Pour conclure, c’est avec émerveillement que j’ai pu retrouver la suite du Mage de la Montagne d’Or et la plume de son auteur. Je trouve ça très astucieux de reprendre la base d’une histoire précédente pour en créer une autre totalement indépendante. J’ai su apprécier la diversité de l’histoire qui mêle à la perfection les complots sans qu’on s’y perdre malgré une grande variété de personnages. Encore une fois, Alexandre Levine à su me transporter dans un autre monde très poétique, pour mon plus grand bonheur. Que vous ayez lu « Le Mage de la Montagne d’Or » ou pas, je vous le recommande !

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Merci aux éditions Artalys pour ce partenariat.

 

Les Cités des Anciens Tome 2 : les Eaux Acides de Robin Hobb

Écrit par Robin Hobb • Paru en Janvier 2012

350 pages

Le grand jour se profile : Alise et Thymara vont enfin rencontrer les dragons, l’une pour assouvir sa soif de connaissances, l’autre pour les conduire jusqu’à la légendaire cité des Anciens. Elles ignorent que cette rencontre changera leur existence. Alise, passagère à bord du mataf dont le capitaine, Leftrin, ne la laisse pas insensible, doit faire un choix qui compromet sa réputation et son mariage. Thymara, parce qu’elle fréquente les autres jeunes gardiens, porteurs des stigmates du Désert des Pluies, remet en cause les règles qui régissent sa vie depuis sa naissance. Un trajet long et pénible les attend, mais c’est la seule manière de découvrir leur vraie nature…

« Les Eaux Acides » de Robin Hobb est le second tome de la série « les cités des Anciens ».  Nous retrouvons donc l’histoire où nous l’avions laissée ainsi que les personnages : Alise accompagnée de Sédric, Leftrin et son équipage ainsi que Thymara et le groupe des gardiens. Dans ce tome, leur histoire va se lier pour ne former qu’une, celle du début d’un grand périple accompagné par tous les dragons pour retrouver la merveilleuse Kelsingra, la cité des anciens.

Pour commencer, nous retrouvons Leftrin, qui s’apprête à rencontrer Alise et Sédric à qui il a permis de voyager jusqu’à Cassaric sur le Mataf. Dès le premier regard, il méprise le jeune homme hautain qu’est Sédric et apprécie la jeune fille et son caractère avenant. Voici donc les premiers liens qui se forment entre les personnages du premier tome qui ne s’étaient encore jamais rencontré. C’est l’une des premières choses que j’ai apprécié dans ce roman. Étant donné que les personnages principaux se rencontrent petit à petit, l’histoire est moins entrecoupée par des scènes se passant dans des endroits différents. Plus les pages défiles, plus l’histoire devient unie pour n’en former qu’une qui rattroupe tous les personnages.

La multiple narration est toujours le plus gros atout de ces romans, nous permettant de connaitre l’histoire sous plusieurs angles différents, selon les avis des différents caractères et leur position dans l’histoire. C’est un avantage considérable car il permet de diversifier le roman et de le rendre par la même occasion plus riche. La plume de l’auteur est également toujours aussi fluide et agréable à lire. Son style est clair, nous permettant de nous imaginez les lieux, les personnages et les actions en quelques secondes et avec une déroutante facilité.

Dans ce second tome, on sent que les personnages murissent. Thymara par exemple, se rend compte de la dure réalité d’une vie en communauté avec les autres gardiens. En effet, tout n’est pas toujours facile. Certains veulent prendre le pouvoir, des amitiés se forment et se renforcent quand d’autres se délient. Elle apprend à chasser pour nourrir les dragons, apprends à les soigner et à les panser et surtout, elle se rend compte que ce voyage ne sera pas de tout repos.

En ce qui concerne Leftrin, personnage que nous n’avions pas beaucoup eu l’occasion de connaitre dans le premier tome, il est beaucoup plus mis en avant dans celui-ci. Il s’agit d’un être toujours un peu mystérieux mais on apprend quand même à découvrir des choses sur sa personnalité. Son coté « capitaine bourru » cache une grande connaissance de l’environnement des eaux acides et son caractère amical envers son équipage et surtout Alise, qu’il apprécie beaucoup. C’est un homme qui sait se rendre aimable envers les personnes qu’il apprécie mais qui n’arrive pas vraiment à faire des efforts envers ceux qu’il méprise.

Alise quant à elle s’émancipe beaucoup dans ce second tome, elle est heureuse car son rêve se réalise, mais pour celui-ci elle a dû sacrifier sa parole envers son mari. En effet elle ne rentrera pas dans les délais prévus puisqu’elle s’est engagée dans la recherche de la cité des anciens, un périple longue et à durée indéterminée.
Sédric est furieux car il n’est pas à l’aise dans le confort précaire que lui offre le mataf mais aussi car cette décision met en péril un sinistre projet … On découvre un nouveau Sédric dans ce tome, un homme désagréable qu’on ne soupçonnait pas, il est méprisant, hautain et arrogant au possible. Je me suis pas mal détaché de lui car dans le premier tome je ne le croyais pas comme ça. Le découvrir n’a pas été un grand plaisir mais on sent qu’il va avoir un rôle déterminant dans l’histoire … Ce qui est très intriguant avec ce personnage c’est qu’il cache bien son jeu et que c’est grâce aux moments ou il devient narrateur qu’on apprend sa vraie personnalité.

L’intrigue reste toujours aussi prenante. On se demande si le voyage arrivera à son terme positivement et quels nouveaux rebondissements vont arriver, comme les personnages sont nombreux, ils se passent tout un tas de choses, d’évènements entre eux ce qui est vraiment très appréciable. C’est un roman très vivant comme je les aime.

Pour conclure, ce second tome ne perd pas les avantages du premier. Toujours aussi fascinant, il nous permet de mieux connaitre les personnages et le désert des pluies, nous donnant évidement envie de continuer cette série. J’ai encore eu un coup de cœur pour la plume de Robin Hobb. A cet instant, il n’y a qu’une question qui me brule les lèvres : à quand le prochain tome ?

Coup de coeur

Merci aux éditions j’ai Lu ainsi qu’au forum Mort Sure de lecture pour ce partenariat.