La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko

Écrit par Marie Pavlenko • Paru en mars 2013

430 pages

« Six clans, six magies, six pouvoirs. Un destin »

Six clans dirigent la Cité. Chacun possède une magie qui permet de commander aux éléments et aux êtres vivants. De leur union dépend l’équilibre. Mais depuis quelque temps leurs pouvoirs s’affaiblissent. C’est pourquoi durant la Fête des Échanges tous les adolescents sont soumis à des épreuves,en vue d’être initiés.
Parce qu’elle a échoué, la jeune Erine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d’exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la ville. Et le terrible complot qui menace de la détruire.

« La Fille-Sortilège » est un roman fantasy écrit par Marie Pavlenko et publié dans la collection Pandore des éditions Le Pré aux Clerc. Nous y rencontrons Érine, jeune fille vivant dans une grande cité où les clans règlent le rythme de la vie de chacun. Mais Érine ne fait partie d’aucun clan, elle a été bannie et n’apprendra jamais à utiliser la magie, condamnée à vivre en tant qu’exclue dans la zone orklas. Mais c’est dans l’ombre de cette zone qu’elle va découvrir que la majestueuse cité et ses clans ne sont pas vraiment ce qu’ils paraissent être.

Je me suis plongée dans ce monde avec beaucoup d’enthousiasme car je suis une adepte de fantasy et je dois dire que je n’ai vraiment pas été déçue. L’auteur nous plonge dans son univers en douceur et surtout elle ne nous en dévoile pas trop dès le début, nous laissant découvrir cette cité et ses clans tout au long de notre lecture, nous surprenant ainsi du début à la fin de l’histoire.

Le petit plus c’est évidement la présence d’une carte représentant la cité au début du roman. Celle-ci est superbement bien faite et aussi très utile, nous permettant de nous situer très précisément dans ce lieu imposant à chaque instant de l’intrigue.

L’univers que l’auteur à créé m’a tout de suite conquise. Son fonctionnement et ses subtilités sont richement travaillés. Le style épuré et sobre de l’auteur nous permet de nous représenter facilement les lieux, les personnages ainsi que cette ambiance bien particulière du secteur orklas et celle des clans. Ce style très posé rend la lecture très naturelle et les pages défilent sans qu’on s’en rende compte.

L’auteure à su me toucher par l’histoire du personnage d’Érine. Je me suis beaucoup rapprochée d’elle, de son passé mais aussi des épreuves qu’elle est entrain de vivre. Elle est très débrouillarde et ne se laisse pas abattre. Sa détermination m’a séduite. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage d’Arkadi et sa reconnaissance sans faille envers Érine.

L’intrigue quant à elle est très intéressante et on se prend vite au jeu d’Erine pour découvrir la vérité sur la cité. Le suspense n’est pas haletant mais quand même très présent. Le gros point positif c’est que l’auteur à sut la créer de façon très subtile. Il est vraiment très dur voir impossible (en tout cas pour moi) d’anticiper les événements clés de l’histoire.

La fin de l’histoire est quant à elle bien réussie dans le sens où la boucle est bouclée. Toutes mes questions ont trouvés leurs réponses et je n’aurais pas été contre l’éventualité d’une suite même si malheureusement la fille-sortilège est un tome unique.

Pour conclure, j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Ce n’est pas un coup de cœur mais ce n’en est pas très loin car j’ai vraiment trouvé ce livre très accrocheur. Il m’a donné envie de découvrir d’autres livres de l’auteur mais aussi la collection Pandore dans laquelle il est publié. J’en retiendrais principalement la qualité de l’intrigue et le style d’écriture de l’auteur qui m’a conquise.

belle-decouverte

Chroniqué dans la cadre du Mois de Marie Pavlenko sur Bookenstock

La fille de Braises et de Ronces de Rae Carson

Écrit par Rae Carson • Paru en Mars 2012

402 pages

Princesse d’Orovalle, Elisa est l’unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu’elle porte le joyau à son nombril, signe qu’elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa à déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu’une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée … Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son ainé. Elisa commence alors une nouvelle existance loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s’emparer de sa Pierre Sacrée. Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d’être l’Élue de son propre clan …

« La Fille de Braises et de Ronces » est le premier tome de la trilogie du même nom, écrite par Rae Carson et publiée dans la collection R des éditions Robert Laffont. Dans ce livre, nous rencontrons Elisa, une jeune princesse de seize ans qui vient tout juste d’être mariée au roi Alejandro. Elle a été désignée comme l’Elue de cette ère et un joyau qu’on nomme la Pierre Sacrée se tient à la place de son nombril, preuve de l’incroyable Destin qui lui est réservé. Mais comment connaitre celui-ci alors que ses proches décident de l’éloigner d’eux pour sa sécurité sans rien lui apprendre du rôle qu’elle devra jouer ?

En premier lieu, j’ai apprécié le contexte de cette histoire. L’auteure nous plonge dans un univers très oriental : dans le désert, avec ses oasis, ses palmeraies. Je trouve que ce décor à ajouté une pointe d’originalité à l’histoire, car ce n’est pas le plus courant dans les livres fantastiques et c’est-ce qui m’a séduite au premier abord.

L’histoire quant à elle est très bien structurée et l’auteur a réussit, jusqu’à la fin, à laisser planer le doute dans mon esprit. Les évènements se suivent mais ne se ressemblent pas et surtout ne se prévoient pas ! J’ai su apprécier à sa juste valeur l’univers et les prophéties sur le destin qui tiennent une place prépondérante dans ce roman. En effet, la légende des pierres sacrées est très bien trouvée et traitée par le livre.

L’auteur à su réussir à nous faire languir en ne nous révélant que peu d’informations au début du roman, nous donnant très envie d’avancer dans le récit pour en découvrir ses surprises. Il faut être un peu patient aux prémices de l’histoire puisque l’action ne commence pas vraiment tout de suite mais ça ne m’a pas pour autant frustrée car finalement quand l’action commence pour de bon, on n’est pas déçu.

Elisa, qui est le personnage central de ce livre, m’a beaucoup intriguée au début du roman. Tout d’abord par son physique puisqu’elle est assez enrobée ce qui m’a surprise car je n’ai pas l’habitude de lire des livres où l’héroïne n’est pas presque parfaite, ce qui est le cas dans la majeur partie des romans.

Après m’avoir dérouté, ce choix de l’auteure m’a plu puisqu’il permet de ne pas idéaliser Elisa tout de suite ce qui nous permet d’être séduit par sa personnalité au fil des pages pour l’apprécier vraiment et à sa juste valeur. Je me suis beaucoup attachée à elle mais aussi à plusieurs autres personnages. Tout d’abord à Ximena, sa nourrice qui lui donne une fidélité et une amitié sans faille mais aussi à Rosario qui comme le lecteur à su apprendre à connaitre Elisa pour finir par l’adorer. Mais je garde aussi un bon souvenir d’Humberto et de Cosmé un frère et une sœur à la forte personnalité qui m’ont beaucoup marqué par leur évolution dans le roman.

Le style de l’auteur est très changeant au cours du roman mais ce qui est sur c’est qu’il est très avenant. Pour preuve même si l’action a mis du temps à se révéler vraiment, ça me m’a pas dérangé le moins du monde. Au contraire, ce choix a réussit à tellement m’intriguer que je voulais toujours et encore lire plus pour enfin avoir plus d’actions et de détails. La force de ce roman c’est qu’il arrive à vous transporter du début à la fin, aussi bien dans les moments les plus calmes que dans les péripéties.

La fin de ce livre est vraiment à la hauteur du suspense que laisse planer l’auteure tout au long de l’histoire. Lors de la « révélation » on se rend compte de tous ces indices qui étaient à notre portée mais qu’évidement on ne pouvait pas comprendre avant ce moment final.

En bref, ce livre m’a totalement conquise, il laisse passer les émotions à merveille et nous fait tisser des liens avec ses personnages, même avec ceux qui ne font que croiser brièvement la route d’Elisa. J’ai trouvé que ce livre changeait des codes traditionnels de l’heroic fantasy, notamment grâce à son personnage principal.

Un roman qui à réussit l’exploit de me faire renouer des liens avec ce genre littéraire que j’avais oublié suite à une mauvaise lecture, ce qui est un haut fait. Je vous le recommande donc à tous, amateurs ou non de ce genre, car il pourrait bien changer vos impressions et vous le faire adorer, tout comme moi !

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Merci à la Collection R pour ce très beau partenariat !

Fille de Lune Tome 1 d’Elisabeth Tremblay

Écrit par Élisabeth Tremblay • Paru en 2010

430 pages

D’après une légende qui remonte à des temps immémoriaux, régnera sur la Terre des Anciens celui ou celle qui parviendra à retrouver les trônes mythiques de Darius le Sage et de son ennemi juré, le sorcier Ulphydius. Depuis plus de sept siècles, les aspirants au pouvoir sont nombreux et s’affrontent sans relâche. Toutefois, seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les torts causés par ses aïeules, responsables de ces luttes sans merci que se livrent des peuples autrefois pacifiques. Mais les descendantes de cette lignée sont toutes disparu. Du moins, semble-t-il…

Naïla est une jeune femme de 25 ans vivant au Québec. Après le décès de sa fille et de son mari quelques mois plus tard, le deuil empli sa vie. Sa grande-tante qui désire rénover la vieille maison familiale lui demande son aide pour lui occuper l’esprit dans l’espoir de chasser ses idées noires. Hilda devant se rendre chez son notaire à Québec, Naïla se retrouve seule dans la maison et décide de s’occuper du rangement du grenier. Là, elle trouve un malle verrouillée, elle entreprend donc de trouver sa clé. Après réflexion, la jeune femme se rappelle que sa tante avait eu une réaction étrange quand Naïla avait parlé d’un placard à ranger. Celle-ci se précipite donc vers ce placard et trouve à l’intérieur une boite à chaussure contenant des photos, dont celle d’une femme lui ressemblant en tout point, un collier, des lettres  écrite dans une langue inconnue et une clé, celle de la malle du grenier. A partir de ce moment là, les découvertes s’enchainent et Naïla se met à douter de ses origines. Est elle vraiment celle qu’elle croyait ?

Tout d’abord je tiens à dire que j’ai beaucoup apprécié ce livre, Élisabeth Tremblay a une écriture très fluide ce qui rend la lecture vraiment agréable. Dès le début, on s’attache à Naïla. Le premier chapitre nous raconte son passé et on a l’impression de bien la connaître alors qu’on viens à peine d’ouvrir le livre. Elle se confie en quelque sorte au lecteur, ce qui fait qu’on la comprend et qu’on ressent ses émotions surtout dans la période de doute qui suit, où elle ne sait pas quoi faire. Oublier ce qu’elle à appris sur ses origines et continuer à vivre ou se rendre dans ce monde qui lui est totalement inconnu et dans lequel elle risque peut être sa vie ?

Bien entendu au début on à le pré-sentiment qu’elle va s’y rendre mais elle ressent tellement de doute que finalement on se met un peu à douter nous aussi, jusqu’au moment ou elle prend la décision de partir pour ne peut être jamais revenir. Cette première partie du roman a su me surprendre et tout comme pendant la deuxième, j’ai été ancrée dans le livre à chaque instant, voulant toujours en savoir plus et n’arrivant plus à m’arrêter dans ma lecture.

Pour ne pas révéler la suite des événements je ne vais ma trop insister sur la seconde partie pour ne pas gâcher le suspense, même si j’en brule d’envie. Tout comme on l’espère, l’arrivée dans ce nouveau monde est encore remplie de découvertes et de doutes, laissant le suspense au maximum. Un livre que j’ai adoré du début à la fin et que je recommande à tous car la seule déception que j’ai eu ça a été d’apprendre que je devrais attendre que la suite sorte en France alors que le suspense est toujours intense à la fin du roman.

coup-de-coeur