Nos faces cachées de Amy Harmon

Écrit par Amy Harmon • Paru en Janvier 2015

435 pages

Ambrose Young est beau comme un dieu. Grand, musclé, les cheveux jusqu’aux épaules et des yeux de braise qui vous transpercent le coeur. Le genre de beauté que l’on retrouve en couverture des romances, et c’est peu de dire que Fern Taylor en connaît un rayon. Elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il est si beau, Ambrose demeure inatteignable pour une fille comme Fern. Jusqu’à ce qu’il ne le soit plus…

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Belle Epoque d’Elizabeth Ross

Écrit par Elizabeth Ross • Paru en 2013

400 pages

Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante.

Paris, 1889. Maude Pichon s’enfuit à 16 ans de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage forcé et découvre Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’Exposition universelle. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi vite que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande, des jeunes femmes pour faire un ouvrage facile. Bienséance respectée. Présentez-vous en personne à l’agence Durandeau »

L’agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le faire-valoir. Étranglée par la misère, Maude postule …

« Belle Époque » est un roman écrit par Elizabeth Ross et inspiré d’une nouvelle de Zola : « Les repoussoirs ». Nous y rencontrons Maude, une jeune bretonne qui fuit sa région pour éviter un mariage arrangé et se retrouve à Paris. Elle doit trouver un travail pour survivre et tombe sur une annonce assez mystérieuse recherchant des jeunes femmes. Elle se rend donc à l’adresse indiquée, à l’Agence Durandeau pour postuler.

J’étais vraiment très intriguée par ce roman car tout d’abord j’aime bien lire les one shot (même si j’adore les séries, je suis trop impatiente et ici on a l’avantage de connaître la fin sans devoir attendre une suite =P ) et surtout car j’ai une préférence particulière pour les romans se déroulant à Paris à cette époque. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour me plaire.

L’histoire peut paraître superficielle au premier abord mais est pourtant bien plus qu’un simple roman traitant du besoin de reconnaissance de la beauté de la société parisienne. En effet, il permet de montrer qu’à l’époque et encore aujourd’hui d’ailleurs, les gens ont et avaient beaucoup trop tendance à vouloir acheter tout sans vraiment réfléchir aux conséquences. Acheter un objet est une chose mais acheter une femme pour sa laideur en est une autre.

De nombreux sentiments découlent du choix des repoussoirs d’accepter l’offre de Durandeau et le fait qu’on puisse louer leur laideur. Ces sentiments sont bien exprimés par l’auteur et permettent au lecteur de comprendre les souffrances qu’elles peuvent vivre : la honte, le mépris de soi, la difficulté de se regarder dans un miroir.

Le thème a donc réussi à me convaincre mais aussi l’histoire de Maude qui en découle. Je me suis beaucoup attachée à son personnage et à son coté un peu naïf. Ce qu’elle peut vit avec sa cliente est authentique mais la laideur d’esprit de la mère de celle-ci, qui complote pour l’avenir de sa fille, va l’obliger à faire un choix : faire ce pour quoi elle est payée ou rester fidèle à cette cliente devenue amie.

Les autres repoussoirs ne sont pas toutes beaucoup mise en avant et il aurait peut être été intéressant de s’intéresser plus à elles car, à part Maude, une l’est surtout et a un rôle plutôt important dans l’histoire mais les autres sont plutôt « survolées ». C’est un personnage bien travaillé et qui m’a plu car sa mise en avant apporte vraiment quelque chose au roman.

La fin m’a vraiment beaucoup plu. Je ne l’avais pas du tout imaginée ainsi et pourtant maintenant que je la connais je pense que l’auteur n’aurait pas pu en imaginer une plus complète et qui termine d’une façon si bien imaginée (pas facile de décrire sans spoiler la fin ^^).

L’apport de la nouvelle qui est en fin de compte la base du roman est vraiment un petit plus qui ne se refuse pas. C’est agréable de pouvoir lire ce qui a pu inspirer l’auteur. J’ai trouvé qu’Elizabeth Ross avait été globalement bien fidèle à la nouvelle, ce qui je pense plaira aux personnes qui la connaissait avant ce roman même si ce n’était pas mon cas.

Pour conclure, j’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman. Tout d’abord pour son histoire, mais aussi pour le coté critique qu’il nous laisse entrevoir envers le fait que tout puisse s’acheter. C’est un roman très complet, avec des personnages travaillés et auxquels on s’attache. Une histoire riche qui représente bien l’époque et ses usages. Une époque que j’adore particulièrement et que j’ai aimé retrouver dans ce roman.

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